jeudi 20 décembre 2018
L'ex-chef Du FBI James Comey Attaque Donald Trump Et Interpelle Les Républicains
James Comey, ancien directeur du FBI renvoyé en 2017 par Donald Trump, a critiqué lundi les "mensonges" du président américain et appelé les élus républicains à lui résister. "Autrefois, les républicains comprenaient que les actions d'un président ont de l'importance, que les mots d'un président, que l'État de droit et la vérité ont de l'importance. Où sont ces républicains aujourd'hui ?", a interpellé James Comey. "Le président a menti en permanence". "La réputation du FBI a été écornée parce que le président des États-Unis, avec ses acolytes, a menti en permanence à son propos. Face à ces mensonges, beaucoup de gens bien (…) croient ces absurdités", a dénoncé James Comey devant des journalistes dans les couloirs du Congrès. "Les personnes qui sont mieux informées, y compris les membres républicains de cette instance, doivent avoir le courage de résister et de dire la vérité", a-t-il ajouté. Une réponse à des tweets virulents. James Comey était à nouveau auditionné à huis clos lundi par des parlementaires à propos, notamment, de l'enquête sur les mails de la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne de 2016. Cet avertissement d'une des bêtes noires de Donald Trump répond aux tweets critiques du locataire de la Maison-Blanche contre la police fédérale américaine publiés ces derniers jours. "Le FBI a fait quelque chose d'absolument impensable et inouï avant le déclenchement illégal de la Chasse aux Sorcières. Ils ont PÉNÉTRÉ A L’INTÉRIEUR DU BUREAU D'UN AVOCAT", a tempêté Donald Trump dimanche. Le FBI avait perquisitionné en avril, et sur ordre de la justice, les bureaux de Michael Cohen, ex-avocat de Donald Trump. Remember, Michael Cohen only became a “Rat” after the FBI did something which was absolutely unthinkable & unheard of until the Witch Hunt was illegally started. They BROKE INTO AN ATTORNEY’S OFFICE! Why didn’t they break into the DNC to get the Server, or Crooked’s office? Des passes d'armes régulières. Les passes d'armes entre James Comey et le 45ème président des États-Unis sont régulières mais se sont intensifiées ces dernières semaines. Donald Trump l'avait sèchement limogé en mai 2017, ce qui avait ouvert la voie à la désignation du procureur spécial Robert Mueller pour prendre en charge le dossier des ingérences russes.
vendredi 12 octobre 2018
Dans le ciel de Péronne
Samedi dernier, j'ai tenté un saut en chute libre dans le ciel de Péronne. Et tandis que je faisais de la tachycardie à l'idée de sauter, j'ai eu une pensée plutôt singulière : je me suis fait la réflexion que l'Europe va probablement atteindre un nouveau stade de développement d'ici peu. Le moment paraissait étrange pour penser au projet européen, je le reconnais. Mais je me suis dit que tout est réuni pour tirer l'Europe du marasme dans lequel elle trempe depuis si longtemps.
Cette idée a été tellement soudaine que je ne me rappelle pas tout. C'est comme quand on tente de se souvenir d'un rêve : plus on se concentre, et moins on met le doigt dessus. Mais la situation actuelle le montre assez clairement. Pour commencer, il y a le fameux Brexit, qui a très nettement desservi le discours eurosceptique. Cela peut paraître paradoxal, évidemment, mais ce dernier était en vogue quand il n'était que cela : un discours, justement. Maintenant qu'il recouvre une réalité tangible, il semble beaucoup moins attrayant à tout le monde, et la plupart des partis d'extrême-droite font l'impasse sur le sujet au vu de son extrême impopularité... De ce point de vue, nous devons donc remercier nos voisins anglais pour leur choix désastreux ! Après, il y a bien sûr notre tout jeune président. Avec l'avènement de Macron, le duo franco-allemand pourrait bien faire des étincelles (et c'est d'autant plus vrai qu'Angela Merkel paraît bien placée pour être à nouveau élue). Cette réactivation du tandem paraît bien partie : Merkel et Macron ont montré une entente solide lors de leurs premières rencontres, ce qui augure des lendemains qui chantent. Et par-dessus tout, il y a l'affaiblissement très net du leadership américain depuis l'élection de Trump. Face à de tels dangers, l'Europe doit faire preuve d'une réelle solidité pour s'en sortir. Voire mieux que ça. En effet, c'est généralement sous la pression que les individus donnent ce qu'ils ont de meilelur. Dans ce cas et dans un tel contexte, une Europe beaucoup plus forte pourrait poindre le bout de son nez d'ici peu....
Quoi qu'il en soit, si les sensations fortes ne vous effraient pas, je vous invite à essayer le saut en chute libre : ce qu'on éprouve là-haut est franchement magnifique. Si vous voulez plus d'infos sur le sujet, c'est par là que ça se passe. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de ce de saut en parachute à Peronne.
jeudi 11 octobre 2018
Repenser la notion de performance a` l’aune de la complexité, de la singularité et de l’incertitude
Les notions de performance, et de rentabilité, après être passées du domaine de la finance et de l’entreprise sont en train de glisser vers les acteurs de santé. Comme nous l’avons vu, à une époque et dans un contexte où la tendance est à vouloir toujours réduire le temps et valoriser l’action, on confond souvent vitesse et performance. L’incertitude peut être la source de performance d’une nouvelle approche de la relation entre le soignant et le soigné. Le temps et plus encore la disponibilité - en ce sens que l’on peut disposer de temps mais ne pas être disponible – sont certainement des outils de la performance. C’est en utilisant ces outils pour communiquer au rythme de ce que chacun peut dire/entendre que peut se créer une relation, avec la personne âgée ou la personne malade, marquée par la confiance. On constate combien la confiance entre celui qui est soigné et celui qui soigne est un facteur d’autonomie pour les deux protagonistes et de limitation de l’angoisse. Qu’est-ce qu’être performant pour un soignant ? Qu’est-ce qu’être rentable lorsqu’on est soignant ? Est-ce qu’être performant estseulement être rentable, être efficace à tout prix ?… Ces questions peuvent choquer et surprendre parce qu’elles ne sont pas ancrées dans la tradition soignante, mais elles sont pertinentes, parce que viser une optimisation, une amélioration de la santé est une démarche qualité qui passe par les acteurs de la santé. Pour être des éléments constitutifs de la performance, les objectifs d’efficacité, d’efficience et parfois même de rentabilité doivent être atteints avec des moyens acceptables socialement et donc justifiés au plan éthique. En effet ces questions, posées dans un contexte économique très contraint, risquent de privilégier une rentabilité entendue au sens financier alors que d’autres dimensions mériteraient d’être explorées (rentabilité clinique, sociale, etc.). Il existe ainsi des outils pour améliorer la performance clinique. Ces outils de la performance clinique sont utilisés pour maîtriser les risques, améliorer la qualité de la santé et optimiser les coûts. Les systèmes de signalement des évènements indésirables en sont un exemple. Le travail interdisciplinaire en est un autre, tout comme les revues de morbi-mortalité, mais aussi la tarification à l’activité (T2A) - le mécanisme à la base du financement des séjours hospitaliers courts - si l’on prend la peine d’en questionner l’usage et les limites… On peut malheureusement déplorer que la notion d’activité dans la T2A soit réduite et assimilée à la notion d’acte technique. Comment valoriser la réflexion éthique interdisciplinaire et la prise de décision de ne pas faire alors qu’à ce jour la T2A ne reconnait pas le fait que réfléchir avant d’agir et décider de ne pas faire, alors que l’on sait faire, sont probablement les actes les plus complexes de l’activité médicale. De même, communiquer avec la personne en souffrance pour l’écouter, l’informer, l’aider à cheminer, n’est pas un acte valorisé. Il n’y a au final aucun outil pour valoriser et améliorer le soin relationnel. De surcroit, dans les situations complexes, la performance semble dans ces situations liée au travail interdisciplinaire. Ce travail permet de coordonner les différents acteurs concernés par la situation, d’anticiper les éventuelles complications et les réponses possibles à ces complications, par le partage des expériences et de leurs savoirs, de réduire la part de subjectivité dans les décisions et de limiter d’éventuelles souffrances au travail ou de souffrances personnelles. La rentabilité de cette approche performante pourrait certainement se mesurer de façon indirecte par les économies générées et les souffrances évitées, sur la satisfaction des acteurs et celles de personnes malades, des proches…
vendredi 20 juillet 2018
L'art photo de Glasgow
Au fur et à mesure que le démantèlement briques par briques du bâtiment Mackintosh classé Grade A de la Glasgow School of Art progresse lentement à la suite de l'incendie dévastateur du 15 juin, l'étendue du travail à venir devient de plus en plus claire. Une grande partie de l'objectif initial de l'incident a été naturellement sur le bâtiment lui-même et son importance architecturale et culturelle pour la ville. Pourtant, à mesure que le temps passe et que le cordon de sécurité qui l'entoure reste en place, l'impact immédiat et quotidien de la région de Garnethill à Glasgow devient de plus en plus préoccupant. Les résidents locaux restent bloqués hors de leurs maisons et de nombreuses entreprises situées à proximité de la rue Sauchiehall, où se trouve le lieu de concert du 02 ABC, sont fermées en raison des craintes de chute de maçonnerie de l'école d'art conçue par Charles Rennie Mackintosh. Le travail de sécurisation de la structure avant le début de la reconstruction devrait se poursuivre tout au long du mois de juillet et jusqu'en août - une gâchis de temps par rapport à la tâche gigantesque de reconstruction à venir, mais une éternité pour beaucoup de ces petites entreprises touchées. Longtemps aussi, pour un autre bâtiment classé Grade A, vitale pour la vie culturelle de la ville qui occupe le bloc suivant à l'ouest de Glasgow School of Art. Le Centre pour les Arts Contemporains (CCA), basé dans les chambres Greciennes d'Alexander 'Greek' conçues par Thomson (achevées en 1865), a été fermé au public et au personnel depuis la nuit de l'incendie - la même nuit que la vue privée pour son exposition principale actuelle, «Le Parlement écossais-européen» par l'artiste néerlandais Jonas Staal. Coincé dans un état fantomatique de limbes, le spectacle ne peut être ni visualisé ni désinstallé. Au lieu de cela, comme le reste de ce lieu polyvalent avec son petit cinéma, son théâtre, ses espaces de résidence, ses salles de réunion, son café, son bar, son livre et sa boutique de design, il se couvre de semaines et de mois. En l'absence de date de réouverture convenue (au début de septembre au plus tôt) et environ 127 employés - 45 de la CCA seulement - déplacés des 18 organisations basées dans le bâtiment, ce sont des moments inquiétants pour le lieu. Cependant, le réalisateur Francis McKee tient à écarter toute discussion sur une crise. «La crise n'est pas un mot utile, c'est un mot très dramatique et hystérique», dit-il en buvant un café dans son «bureau» temporaire - un coin du café Tinderbox à Charing Cross, à quelques pas du bâtiment du CCA. «Tout dépend de la façon dont nous allons remettre en marche - nous devons commencer à faire des plans maintenant pour quand nous y retournons, pour la façon dont nous servons les gens que nous ne sommes pas en mesure de donner un espace pour le moment. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce studio photo à Lille.
mercredi 18 juillet 2018
La logistique et l'espace
En tant que levier de la compétitivité nationale et qu’activité labour intensive, le système logistique joue ainsi un rôle macroéconomique majeur. Puisqu’il repose sur un système d’interactions spatiales et temporelles, ce système n’est toutefois pas neutre face à l’espace, mais participe à sa structuration. Cette structuration s’opère à la fois par les flux de marchandises qu’implique l’activité logistique et qui doivent cohabiter avec les autres flux d’un espace, mais également par les bâtiments, équipements et infrastructures qui la soutiennent et qui s’inscrivent à long terme dans des espaces. Ainsi, l’organisation spatiale des supply chains, déterminant de la performance des systèmes productifs, est également un élément du développement durable et de l’organisation des territoires. Ces éléments expliquent pourquoi l’activité logistique intéresse directement les territoires, et surtout les acteurs publics qui les administrent. L’activité logistique, bien qu’essentielle au fonctionnement des systèmes productifs, peut également être génératrice de nuisances, en particulier à l’échelle des territoires. D’abord, les infrastructures n’étant pas extensibles, les flux que ces activités impliquent peuvent contraindre les flux générés par d’autres activités humaines, entraînant ainsi de la congestion ; les véhicules qui sont à l’origine de ces flux sont également consommateurs d’énergie et peuvent être à l’origine de divers types de pollution. Ensuite, les bâtiments, les équipements et les infrastructures qui permettent au système logistique de fonctionner s’inscrivent localement et sont fortement consommateurs d’espace, ce qui est à l’origine de risques de conflits d’occupation des sols entre différents usages, et peut participer au mitage territorial. Dans ces conditions, les pouvoirs publics, notamment locaux, font face à une double exigence qui peut s’avérer contradictoire : attirer des activités logistiques afin de permettre l’amélioration de la performance des systèmes productifs mais surtout la création de nombreux emplois, mais également en assurer la régulation afin d’en limiter les nuisances associées. Pour mener à bien ce double objectif, les acteurs publics mobilisent un certain nombre d’instruments, allant des outils réglementaires aux outils d’aménagement.
vendredi 27 avril 2018
J'aime l'entreprise (la mienne, en tout cas)
Il y a quelques années, quand on me parlait d'incentive, j'avais tendance à vouloir mordre. A ma décharge, j'ai travaillé pendant longtemps pour des enseignes qui étaient plus enclines à agiter le bâton que la carotte. La direction voulait de nous que nous nous surpassions mais n'était pas prête à offrir quoi que ce soit en échange. Il fallait donc tout donner pour gagner en fin de compte une gratification pitoyable. L'entreprise pour laquelle je bosse aujourd'hui a heureusement un management plus intelligent. Quand elle présente un incentive à ses salariés, elle offre un prix proportionnel à l'effort à fournir. Du coup, c'est toujours avec plaisir (voire une certaine impatience) que les forces de vente y reçoivent les nouveaux incentives. Pour vous donner une idée, il y a quelques semaines, j'ai remporté un voyage de 5 jours en Afrique du Sud. Au début, je n'étais même pas franchement emballé pour y participer. Si l'on m'avait donné le choix, j'aurais évidemment préféré effectuer ce voyage avec ma moitié. Parce que voyager entre collègues, je n'étais pas vraiment emballé par le principe. Voyager avec des collègues, ce n'est certes pas tout à fait du travail, mais ce ne sont pas non plus de véritables vacances. Je pense qu'il en va de même en ce qui vous concerne : on ne se conduit pas de la même façon au bureau ou chez soi. Enfin, ça, c'est ce que je pensais avant de partir. Parce qu'en fin de compte, tout s'est passé très naturellement. Il faut dire que le programme était si chargé que nous n'avons pas eu le temps de parler travail. Pour autant, je pense que ce voyage a fait davantage de bien à l'équipe que n'auraient pu le faire dix réunions de travail. L'entreprise a atteint son objectif, avec ce voyage : elle a satisfait tous les participants, mais elle a surtout permis à ces derniers de resserrer leurs liens. Il y a eu une période où je changeais fréquemment d'enseigne. Mais ça, c'était avant. Certaines enseignes semblent avoir le don de retenir leurs employés. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce challenge commercial.
lundi 23 avril 2018
Les cabinets d’avocats, grands absents du registre du lobbying
Les grands absents de ce registre ont toujours été et sont encore les cabinets d’avocats qui soutiennent que le secret qui les lie à leurs clients les dispense de cette inscription au registre. Or comme nous l’avons vu plus haut, le rôle des cabinets d’avocat devient de plus en plus important à Bruxelles. « Les cabinets d’avocats fournissent des conseils stratégiques de lobbying, des projets de textes législatifs pour leurs clients à présenter aux décideurs et s’engagent dans du lobbying direct pour le compte de leurs clients. En fournissant ces services, les cabinets d’avocats sont souvent en concurrence directe avec les agences de conseil en affaires publiques à Bruxelles ». On comprend dès lors le problème posé parle « boycotte de facto » qui continue jusqu’à maintenant. Les plus grands cabinets présents à Bruxelles étaient encore absents du registre : Covington & Burling, DLA Piper, Field Fisher Waterhouse, Freshfields Bruckhaus Deringer, Mayer Brown and WilmerHale. Cette situation risque de ne pas changer. En effet, pour figurer dans la liste, lesdits cabinets doivent révéler la liste de leurs clients. Ce qui les pousse à violer leurs obligations et le secret professionnel. Il est évident que dans l’exercice de leur activité en général, le poids de cette obligation vis-à-vis du secret professionnel est très important. Cependant, dans le cadre de la représentation, les préoccupations sont autres et cette obligation ne devrait pas être prépondérante par rapport à l’obligation de transparence.
mercredi 7 mars 2018
Mâtin, quel pilote !
Mardi dernier, 10 h. En cette belle matinée, le pilote (Matt) et moi nous dirigeons vers le Cessna 152 qui attend patiemment sur sa place de parking, à côté du hangar de l'aéroclub. Nous sommes à Courtrai. J'ai une boule au ventre qui grossits de minute en minute. D'ici un court instant, je vais accomplir mon premier vol d'initiation au pilotage d'avion. Nous effectuons le tour de l'avion et vérifions son état, puis vient le moment de monter à bord. A l’intérieur, la myriade de boutons et cadrans du tableau de bord semble difficile à prendre en main. Le pilote doit avoir lu dans mon esprit, car il apaise aussitôt mes craintes : toutes ces commandes ne me seront pas utiles pour le vol qui nous attend. J'allume le casque-micro, ajuste ma ceinture, puis Matt contacte la tour qui nous donne bientôt l'autorisation de partir. Matt m'informe que je vais aussi me charger du décollage. Il conservera ses mains sur le manche pour m'accompagner, mais interviendra seulement en cas de problème. Je mets finalement plein gaz, l'appareil accélère et je ramène progressivement le manche vers moi. Je sens les roues quitter le sol et nous laissons bientôt derrière nous la terre ferme. C'est la phase la plus marquante, celle où la vitesse est la plus présente (avec l'atterrissage, évidemment). Nous allons prestement en altitude et Matt croise les bras. Je suis seul aux commandes. Je fais quelques essais de changements de trajectoire. Je suis saisi par l'aisance avec laquelle l'appareil se pilote. La sensation d'être aux commandes est tout simplement excellente. L'appareil culmine à 600 mètres d'altitude et la vision est dégagée. Mais je suis tellement absorbé par le pilotage que je ne prends pas le temps d'admirer le spectacle.
Soudainement, mon co-pilote me signale que le temps est venu de revenir au bercail. J'étais si absorbé que je n'ai pas senti les trente minutes passer ! Dernier coup de stress lors de l'atterrissage, quand l'avion descend à 160 km/h vers le sol. Mias l'appareil est de retour à sa place un instant plus tard.
Cette activité m'a tellement plu que je pense récidiver sous peu. Et, pourquoi pas, aller plus loin. Matt m'a dit qu'on peut passer son PPL avant même d'être en âge pour le permis de conduire... Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de baptême en avion à Calais qui est très bien fait sur ce thème.
mardi 6 mars 2018
Les Trains Express Régionaux : les limites d’une régionalisation réussie
Les TER transportent 300 millions de voyageurs par an pour un trafic total de 13 milliards de voyageurs.km. On trouve dans le TER des services de nature très différente : - Les régions du bassin parisien organisent des trains vers Paris qui pour certains s’apparentent à des trains de banlieue et connaissent les flux massifs des migrations alternantes ; - Dans les plus grandes métropoles le TER assure des dessertes qui atteignent des volumes importants et emploie des matériels capacitaires à deux niveaux ; - Le TER a également un rôle de liaison entre villes, sur des distances de 50 à 300 km, avec des flux moins importants ; - Enfin le TER assure des dessertes en zone peu dense, sur les « petites lignes » du réseau ferré national ; il s’agit alors de services peu fréquents et peu fréquentés. Grâce aux financements des autorités organisatrices régionales, l’offre TER a progressé de plus de 25% depuis 1997, et le trafic a crû de plus de 50%. La régionalisation peut donc être considérée comme un succès. Mais les charges d’exploitation environ 4 milliards d’euros, sont couvertes par 3 milliards de subventions des régions et seulement 1 milliard d’euros de recettes commerciales. - En 2013, les Régions ont consacré, en moyenne 23% de leur budget total (fonctionnement et investissement) aux transports, dont 16% pour le TER ; - Les coûts ont augmenté plus vite que le trafic voyageur, notamment en raison de la dérive des coûts salariaux, qui représentent près de 60% des coûts totaux ; - Depuis 2012, le trafic est orienté à la baisse (-4,4% en 3 ans) ; - La contribution des autorités organisatrices, a augmenté de 110% depuis 2002. La contrainte budgétaire croissante qui pèse sur les régions les ont conduites, dans ce contexte, à réduire l’offre.
mercredi 17 janvier 2018
De l'Angleterre à L'Allemagne
Dernièrement, j'ai fait un incentive à Oxford en Angleterre au cours duquel j'ai eu l'occasion de discuter automobile avec quelques collègues. Et bien sûr, le dieselgate de 2015 a été évoqué à un moment de la conversation. C'était, jusque-là, le plus gros scandale automobile de notre époque, et il avait pas mal marqué les esprits. Mais il semble qu'un autre de plus grande ampleur encore ait éclaté depuis : parce que cette fois, il concerne l'ensemble de l'industrie automobile allemande !
Pour les journalistes allemands, c'est même le plus grand scandale économique de l'Allemagne d'après-guerre : les constructeurs automobiles allemands auraient entretenu depuis les années 90 un cartel visant à s'entendre sur toute une série d'équipements (à commencer par les moteurs diesel déjà frappés par le scandale Volkswagen). L'ensemble de l'industrie automobile allemande (Volkswagen, Daimler, BMW, Audi et Porsche) aurait ainsi effectué plus de 1000 réunions illégales, et ce sur les cinq dernières années seulement ! Ce « cercle des cinq », comme il s'est baptisé, aurait constitué un cartel extrêmement puissant qui lui aurait permis de se protéger de la concurrence étrangère. Il aurait même refusé qu'y entre des constructeurs étrangers, comme Fiat.
C'est Volkswagen qui a vendu la mèche. Cette autodénonciation peut sembler curieuse a priori, mais dans ce genre d’affaire, celui qui se dénonce bénéficie toujours d’un traitement de faveur. Et après le scandale du diesel, Volkswagen ne voulait sans doute pas être pris dans une nouvelle affaire, surtout de cette ampleur. Le scandale du diesel a déjà coûté 20 milliards d’euros à Volkswagen. Pour rappel, 20 milliards d'euros, c’est quatre milliards de plus que la valeur en Bourse de PSA Peugeot Citroën ! Quoi qu'il en soit, c'est un sacré coup dur pour l'économie allemande. L'industrie automobile est le fer de lance du made in Germany, et est responsable d'une bonne partie de l'excédent commercial allemand.
Sinon, j'ai bien apprécié cet incentive à Oxford. Si vous ne connaissez pas le coin, je vous invite à découvrir ! Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez jeter un oeil. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de de l'organisateur de l' incentive en Angleterre.
jeudi 11 janvier 2018
Logement d'abord : on en est où cet automne ?
La concertation nationale engagée cet été par le ministère de la Cohésion des territoires a accouché, le 11 septembre, d’un plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme. Cette feuille de route pluriannuelle, articulée en cinq priorités (produire et mobiliser plus de logements abordables ; promouvoir et accélérer l’accès au logement ; mieux accompagner les personnes sans domicile et favoriser le maintien dans le logement ; prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels ; mobiliser les acteurs et les territoires) vise la réforme structurelle du modèle de prise en charge des personnes sans domicile ou risquant de l’être, et la réduction significative de l’errance et du mal-logement. Les grandes orientations du plan ont été approfondies lors de groupes de travail partenariaux pilotés par la DIHAL les 9 et 17 novembre, consacrés respectivement à la gouvernance du plan, à son suivi et à son évaluation, à l’accompagnement social et à l’accompagnement au changement des acteurs et des territoires. Si la Fédération a réservé un accueil favorable à l’économie générale du plan, elle a manifesté ses plus vives inquiétudes concernant sa soutenabilité dans un contexte de rationalisation budgétaire sans précédent de la politique sociale de l’habitat. Le plan quinquennal fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée » dans 15 territoires qui seront sélectionnés d’ici à la fin du mois de février dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt paru le 20 novembre.
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