lundi 4 décembre 2017

Un vol en hélico

Ce post est en quelque sorte une ode à un bout de pays que j'aime beaucoup, et dont la beauté s'est rappelée à mon bon souvenir lors d'un vol en hélicoptère : Cassis et ses calanques. L'étendue de sa beauté m'est alors apparue en grand, et m'a conduit à rédiger cette ode. Nichée entre le massif des Calanques et les falaises abruptes du cap Canaille, cette station balnéaire se tourne vers le petit port de cabotage où se balancent des voiliers et des pointus depuis l'époque romaine. Elle constitue une promenade favorite pour des Marseillais qui viennent oublier ici les rumeurs de la grande ville pour disputer d'interminables partie de pétanque, profiter des plages et faire un tour à leur cabanon, accroché au-dessus des petites criques aux eaux turquoise. Juste au-dessus de la baie se dressent les tours mystérieuses d'un château fort, bâti au XIIIe siècle par le seigneur des Baux ; c'est à présent un hôtel de charme très luxueux, accessible en voiture ou à pied par les escaliers de la promenade des Lombards. Aux commerces animés de la rue principale s'opposent les ruelles calmes de la vieille ville. Au pied de la statue de Calendal, le pêcheur d'anchoix amoureux d'Esterelle, mi-princesse, mi-fée, chanté par Frédéric Mistral, on adopte le proverbe « Qui a vu Paris, et non Cassis, n'a rien vu ! » Les gastronomes ont aussi leur mot à dire. Le vin blanc, produit par les vignobles qui entourent la ville, est d'une finesse incomparable. Entre Cassis et Marseille, un chapelet de petites criques échancre le littoral : c'est le massif des calanques, un site d'une beauté sauvage, protégé et d'accès réglementé. On découvre en général les calanques par la mer, par la route de la Gineste depuis Mazargues ou encore par un petit train qui va jusqu'à la calanque de Port-Miou, avec un arrêt à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Les découvrir depuis le ciel permet de les observer sous un jour nouveau. Certaines anses, comme Morgiou et Sormiou, sont d'anciens refuges de pirates ou de corailleurs. En-Vau, Sugiton, Marseilleveyre, Podestat, Cortiou, Port-Miou... Je les observai toutes depuis le cockpit, incapable de déterminer quelle est la plus belle. Je pense que chacun a ses farouches défenseurs, qui évoquent pour chacune avec passion baignades, balades et déjeuners dans ce coin de paradis au bord de l'eau. Ayant effectué mon vol en hélicoptère en semaine, j'ai même pu profiter de la beauté sauvage du site, presque déserte. Car croyez-moi : mieux vaut éviter d'y aller le dimanche, quand les Marseillais vont au cabanon et assiègent Cassis ! Ce simple billet m'a donné envie d'y retourner. Mais il me faudra attendre les prochaines vacances. Quant au vol en lui-même, c'est également une expérience que je vous conseille. Vue du ciel, la terre est encore plus belle ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de vol en hélicoptère à Cannes. Suivez le lien.

Quel est le rapport entre accord de franchise et marques ?

La concession de la marque sous licence est un élément essentiel de l’accord de franchise. Dans les accords de ce type, le contrôle que le propriétaire de la marque exerce sur les activités du franchisé est généralement plus strict que dans les accords de licence classiques portant sur des marques. Dans le cas de la franchise, le franchiseur autorise une autre personne (le franchisé) à utiliser ses méthodes commerciales (y compris les marques, le savoir-faire, le service clientèle, les logiciels, la décoration du magasin, etc.) conformément à un ensemble de prescriptions et moyennant une rémunération ou redevance. Exemple : un restaurant spécialisé dans les mets à base de poulet exerce son activité sous la marque NANDO’s. Il a mis au point un système de préparation et de vente de ces produits, qui sont vendus en grande quantité et de façon uniforme. Ce système comprend différents facteurs qui contribuent au succès des restaurants NANDO’s, y compris des recettes et des méthodes de préparation des repas qui se traduisent par un produit de qualité constante, le style des uniformes des employés, des bâtiments et des emballages, et les systèmes de gestion et de comptabilité. NANDO’s transmet ses connaissances et son expérience à ses franchisés et se réserve le droit de superviser et de contrôler les franchisés du pays. Les franchisés sont aussi tenus d’utiliser la marque NANDO’s, ce qui constitue un élément essentiel de l’accord de franchise.

jeudi 16 novembre 2017

Survol de Rambouillet en mode lent

Le mois dernier, mon épouse et moi avons accompli un vol en montgolfière à Rambouillet, et j'ai été stupéfié par la délicatesse de notre prodigieuse Terre. C'était magnifique, tout simplement. Quand on distingue le monde d'en haut, on ne peut qu'être éberlué par sa majesté et comprendre combien l'être humain est minuscule. Pourtant, il semble que même les plus petits organismes puissent décimer les grands carnivores. On peut citer l'exemple des virus, mais aussi celui de l'homme. Car l'activité humaine, bien qu'a priori négligeable, perturbe année après année l'environnement. Et la situation ne risque pas de changer. Le second plus gros producteur de gaz à effet de serre de la planète va en effet défaire le plan climat d'Obama. Le locataire du Bureau oval juge les réglementations environnementales « inutiles » et va par conséquent empêcher la disparition de nombreuses centrales polluantes, comme le plan de transition énergétique le prévoyait. Ce plan était de toute façon neutralisé depuis 2016 par la Cour suprême, interpelée par une trentaine d'Etats essentiellement républicains. Le plus consternant, dans ce revirement, c'est de voir combien les avantages sont médiocres. Cette mesure est dans la continuité logique du président résolument climato-sceptique. Mais elle participera clairement au réchauffement planétaire, qui ne sera d'après les climatologues pas endigué en dessous des 2°C fatidiques. Le paradoxe de cette ligne de défense de 2°C, c'est qu'elle est jugée à la fois insuffisante climatiquement et inatteignable politiquement. Alors au-dessus de 2°C, je vous laisse imaginer ce qui vous attend ! Je vous invite vraiment à profiter au mieux du monde tel que nous le connaissons. Parce que clairement, en 2040, ça n'aura plus rien à voir. Soit dit en passant, si vous voulez contempler notre monde de là-haut, je vous invite à le faire en montgolfière : ce n'est pas le genre de chose qu'on a l'occasion de vivre tous les jours. Qui plus est, c'est écologique, ce qui ne gâche rien. Vous trouverez plus d'infos sur le site du prestataire. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de vol en en montgolfière à Rambouillet.


lundi 13 novembre 2017

La fixation des prix des médicaments

Le système actuellement en vigueur à l’hôpital qui combine liberté des prix et encadrement conventionnel par le CEPS contraste avec la fixation, par ce dernier, des prix des médicaments d’officine en ville. L’achat des médicaments par les hôpitaux repose en effet aujourd’hui sur la combinaison d’une liberté des prix (médicaments compris dans le tarif des séjours), d’un prix fixé par convention avec le CEPS mais laissant la possibilité aux établissements de négocier un prix inférieur pour les molécules onéreuses de la « liste en sus » et d’un prix de vente aux établissements de santé déclaré par l’entreprise au CEPS pour les spécialités rétrocédées. La négociation du prix est donc possible non seulement sur les médicaments, majoritairement concurrentiels, inclus dans les séjours, mais aussi pour ceux de la liste en sus ou destinés à la rétrocession. Il s’agit cependant d’une négociation en grande partie théorique qui s’est progressivement déplacée sur le terrain des avantages non tarifaires, au détriment de l’assurance maladie. Les acheteurs hospitaliers, nombreux et encore trop dispersés, ne disposent pas, le plus souvent, des outils pour mesurer l’état du marché pharmaceutique, les stratégies des entreprises pharmaceutiques, les conditions obtenues par les autres établissements ou groupements ou les variations de prix dans le temps. L’organisation actuelle de l’achat du médicament à l’hôpital avantage les entreprises qui seules disposent d’une vision globale du marché. Dans ces conditions, la mise en place d’un régime commun de fixation du prix des médicaments à la ville et à l’hôpital par le CEPS, qui mettrait fin à ce régime de liberté des prix propre aux établissements de santé, présenterait des avantages significatifs. D’une part, elle améliorerait la position relative de l’acheteur public dans la négociation des prix, grâce à l’extension de son champ et à la fin d’une asymétrie d’information. À l’heure actuelle, les établissements ne connaissent pas les prix réels, nets de remises, des médicaments distribués en ville, mais uniquement les prix fabricant. D’autre part, elle allègerait substantiellement les procédures d’achat pour les établissements et les moyens humains qu’ils leur consacrent. En effet, ils n’auraient plus à négocier des prix, mais uniquement des quantités et des délais de livraison. Le retour à un prix « agréé pour les collectivités », comme cela a longtemps existé, permettrait non seulement de faire bénéficier l’ensemble des établissements de meilleurs prix, mais aussi de recentrer leur politique d’achats sur les autres segments, qui comportent eux aussi des enjeux significatifs d’économies. La Cour recommande ainsi d’examiner les conditions dans lesquelles pourrait être confiée au CEPS la responsabilité de fixer les tarifs des médicaments utilisés à l’hôpital (hors ceux sous autorisation temporaire d’utilisation), comme il en a déjà la mission pour les médicaments dispensés en ville, afin de favoriser, dans le cadre d’une démarche globale, une efficience accrue d’une dépense pharmaceutique qui représentait en 2015 un enjeu global de 34,1 Md€ de dépenses remboursables par l’assurance maladie, ville (29,8 Md€, rétrocession hospitalière comprise) et hôpital (4,3 Md€, liste en sus comprise).

mercredi 27 septembre 2017

Les droits des réfugiés en Bulgarie

D'après les rapports des ONG, la Bulgarie ne fournissait pas en 2016 aux migrants et aux réfugiés, de plus en plus nombreux sur son territoire, tous les services nécessaires. Elle ne leur permettait pas non plus de bénéficier d’une procédure adéquate. Elle n’a pas répondu aux allégations faisant état de renvois forcés illégaux et sommaires, ainsi que d’atteintes aux droits humains aux frontières. Le climat ambiant de xénophobie et d’intolérance s’est fortement aggravé. Les Roms étaient toujours exposés à des discriminations dans tous les aspects de leur vie. Le Parlement a adopté en première lecture une nouvelle loi contre le terrorisme. En réaction aux décisions prises par la Serbie et la Hongrie de renforcer les mesures de contrôle à leurs frontières, les autorités bulgares ont adopté une politique qui visait à limiter le nombre de migrants et de réfugiés cherchant à gagner l’Union européenne (UE) en passant par la Bulgarie. Les organisations de défense des droits humains ont signalé de fréquentes allégations de renvois forcés illégaux, de brutalités et de vols mettant en cause des membres de la police des frontières. Sans aller jusqu’à approuver les renvois forcés illégaux, le Premier ministre Boïko Borissov a reconnu que son gouvernement avait adopté une « approche pragmatique » de la crise des réfugiés. Il a déclaré que plus de 25 000 personnes avaient été renvoyées en Turquie et en Grèce entre janvier et août. Les auteurs des abus dénoncés aux frontières continuaient de jouir de la plus totale impunité. Au mois de juillet, le parquet de la région de Bourgas a classé la procédure ouverte à la suite du décès, en octobre 2015, d’un Afghan non armé abattu par la police des frontières. La majorité des migrants et des réfugiés continuaient d’être placés systématiquement en détention administrative, souvent pour une durée dépassant de plusieurs mois la durée légale autorisée. Le fait de tenter à deux reprises de franchir illégalement la frontière, que ce soit pour entrer ou pour sortir du pays, constituait une infraction pénale. Des migrants et des réfugiés appréhendés alors qu’ils tentaient de quitter la Bulgarie en dehors d’une procédure régulière ont ainsi été poursuivis en justice et incarcérés, dans certains cas pendant plus d’un an.

jeudi 27 juillet 2017

Belle Londres

C'est drôle, la manière dont nous réagissons tous différemment au groupe. Le mois dernier, j'ai testé avec ma femme un voyage de groupe à Londres. J'ai beaucoup apprécié, mais ma femme ne l'a pas vécu du tout de la même manière. Je crois même que si le séjour avait duré deux jours de plus, elle aurait fini par commettre un meurtre. Vous vous dites que c'est l'organisation qui était en cause ? Et vous êtes loin du compte ! Car le coeur du problème, c'était le groupe lui-même. Pas même ses membres (qui étaient charmants), mais le concept même de groupe. Ma femme n'a jamais été une grande sociable, mais je ne savais pas à quel point jusque-là. Je me souviens qu'un jour, elle m'a confié que lorsqu'elle était envoyée par ses parents en colo, elle leur écrivait des lettres pour décrire à quel point elle était malheureuse, et les suppliait sans cesse de venir la chercher. On avait déjà parlé de sa phobie, mais on a approfondi les choses, là. Et elle m'a raconté que ce qui la gênait dans les groupes, c'est la notion de rôles : il y a l'organisateur, le fumiste, le méticuleux, etc. Comme si les gens se sentaient obligés de rentrer dans des cases, quitte à forcer le trait. Comme si tout le monde avait un rôle à jouer. Cette perception, assez bizarre de mon point de vue, m'a donné matière à réflexion. Et je crois pouvoir dire que sa phobie du groupe vient du fait qu'elle a peur de la perte de contrôle. Elle ne supporte pas l'idée de devoir s'adapter à une pression externe. D'après moi, cette phobie est née durant son enfance, avec sa famille. Elle a grandi dans une famille nombreuse, dans laquelle elle a souvent eu le sentiment d'être transparente au milieu de tout ce petit monde. Depuis cette époque, lorsqu'elle se retrouve dans un groupe, elle retrouve cette impression d'invisibilité. Vu l'enfance que j'ai eue, c'est quelque chose que j'ai un peu de mal à comprendre (pour ma part, j'adore vivre en groupe), mais je conçois que le fait de vivre ensemble puisse être pénible pour certains. Une chose est sûre, la prochaine fois, on ne partira que tous les deux ! Dommage, car pour ma part, j'ai particulièrement aimé de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes. D'ailleurs, je vous mets en lien le site de l'organisateur auquel nous avons fait appel pour ce voyage. J'ai tout particulièrement apprécié l'atmosphère qu'ils sont parvenus à instaurer chaque jour. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur cette de voyage groupe à Londres qui est très bien élaboré sur ce sujet.

vendredi 14 juillet 2017

La chute du leader américain

 Donald Trump est président des États-Unis depuis quatre mois. Il est toujours impossible de prédire ce que signifiera sa présidence. Mais il s’agit d’ores et déjà d’un événement transformateur : M. Trump a bouleversé notre conception de ce que défendent les États-Unis. Nous vivons dans le monde qu’ils ont créé. Aujourd’hui, il le défait. Nous ne pouvons pas ignorer cette réalité brutale. En politique intérieure, le programme de M. Trump est en ligne avec l’agenda du Parti républicain. Il veut réduire les impôts des riches en diminuant les dépenses pour les pauvres. L’analyse faite par le Congressional Budget Office (CBO) de la loi American Health Care Act, récemment votée par la Chambre des représentants en remplacement de la loi Affordable Care Act de Barack Obama, est stupéfiante. De 2017 à 2026, la nouvelle loi réduit les impôts sur le revenu de 992 milliards de dollars en soustrayant 1 100 milliards à Medicaid, le semblant de sécurité sociale des Américains les plus démunis, et en coupant dans diverses autres subventions. Selon le CBO, le nombre de personnes non couvertes par une assurance-santé pourrait augmenter de 23 millions d’ici à 2026. “De 2017 à 2026, la nouvelle loi réduit les impôts sur le revenu de 992 milliards de dollars en soustrayant 1 100 milliards à Medicaid” L’orientation des dépenses publiques fédérales va dans le même sens que la réforme fiscale. Pour l’année prochaine, les propositions de dépenses discrétionnaires comprennent une augmentation des dépenses militaires de 52 milliards de dollars, financées par des coupes sombres dans d’autres lignes budgétaires : 13 milliards de dollars (16 %) en moins pour les services de santé et sociaux ; 12 milliards (29 %) en moins pour le département d’État et l’Agence de développement international ; et 9 milliards (14 %) en moins pour l’éducation. La puissance diplomatique des États-Unis pourrait en sortir dévastée. Autorité brute et réductions d’impôts : voilà les priorités des États-Unis sous M. Trump. Ce sont des priorités républicaines traditionnelles. Lancer ce qui peut être comparé à une guerre économique contre ses propres électeurs peut sembler pervers. Mais il y a une méthode derrière cette folie. Quand disparaîtront les aides dont dépendent les Américains blancs et pauvres, ceux qui ont voté pour M. Trump deviendront encore plus désespérés. Ce qui rendra la situation politique encore plus polarisée. Ce qui est le scénario bien trop rodé du plouto-populisme. Alors, quoi de neuf sous le soleil ? La réponse est : la personnalité de M. Trump. Il mène une guerre permanente contre la réalité, contre les médias et contre ses services secrets. La presse et les organes d’État ont bien résisté. Tout comme l’appareil judiciaire. Mais nous n’en sommes qu’aux premiers mois. Le président est indiscipliné et son administration est chaotique. Sous M. Trump, un outrage terroriste peut provoquer un dérapage dans l’autoritarisme. L’impact de M. Trump sur la conception même de ce qu’est l’Occident est déjà important. L’alliance des pays occidentaux constitue toujours le bloc économique le plus important et le plus riche en termes scientifiques et économiques. Mais ce bloc est en voie de désintégration. Angela Merkel a admis que l’Europe ne peut plus avoir confiance dans les États-Unis. Peut-être était-ce peu sage de le dire, mais elle a certainement raison. M. Trump semble préférer les autocrates aux Européens de l’Ouest. Il est chaleureux envers Recep Tayyip Erdogan en Turquie et Rodrigo Duterte aux Philippines, sans même parler de Vladimir Poutine. Il semble ne pas avoir le moindre intérêt pour la démocratie et les droits humains. Il ne semble pas non plus attaché aux principes d’assistance mutuelle de l’Otan. “M. Trump semble préférer les autocrates aux Européens de l’Ouest. Il est chaleureux envers Recep Tayyip Erdogan en Turquie et Rodrigo Duterte aux Philippines, sans même parler de Vladimir Poutine” Les partisans de la droite “alt-right” (droite alternative) ne voient pas tant le gouffre qui sépare démocraties et despotismes que celui entre les progressistes mondialistes, qu’ils méprisent, et les traditionalistes nationalistes, qu’ils soutiennent. Pour eux, les Européens de l’Ouest sont du mauvais côté : ce sont des ennemis, pas des amis. Au fond de lui-même, M. Trump pourrait être sur la même ligne. Il est entouré de conseillers orthodoxes comme James Mattis, secrétaire à la Défense. Le président ne semble néanmoins pas prendre cela à cœur. L’Occident n’est pas mort, il est moribond. Moribond en tant qu’ensemble de pays partageant les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. Maintenant, considérez l’Occident, et surtout les États-Unis, dans le monde. L’essor de la Chine a amoindri son poids politique et économique. L’histoire récente de guerres perdues et de crises financière a laminé la crédibilité de ses dirigeants. L’élection de M. Trump, un homme aussi visiblement dénué des vertus, des compétences, des connaissances et de l’expérience que l’on attend d’un président, a encore plus endommagé l’attractivité du système démocratique. Aujourd’hui, l’Occident semble donc profondément divisé et tout le monde s’interroge sur le rôle futur des États-Unis. Ne serait-il pas plus sage, entend-on déjà, de se rapprocher de la Chine ? M. Trump n’en serait pas vraiment contrarié. Il a volontairement retiré les États-Unis de l’Accord commercial de partenariat transpacifique, qui se voulait un pare-feu contre une suprématie chinoise. Avec lui, les États-Unis semblent abandonner le soft power. Le budget proposé par la Maison-Blanche nous dit la vacuité de ce concept aux yeux de l’administration Trump : les armes comptent, la diplomatie ne compte pas. 

mercredi 5 juillet 2017

Comment j'ai volé en avion de chasse

J'en rêvais, Sony l'a fait. Ah tiens, non : c'est moi qui l'ai fait. Moi qui ai réalisé un vieux rêve : effectuer un vol en avion de chasse. Récit d'une aventure hors du commun. Cela faisait quelques temps déjà que j'attendais ce jour. Et je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir la veille ! Mais le jour tant attendu est enfin arrivé, et c'est avec des papillons dans le ventre que je me suis rendu à l'aéroport, accompagné de ma femme. Nous sommes arrivés un peu avant midi. Ma petite femme avait apporté un pique-nique, mais je n'ai rien avalé. On m'avait conseillé d'avoir le ventre vide au moment du décollage. Nous a vons été reçus par le pilote dans une ambiance détendue. J'ai enfilé un uniforme de vol avant de rejoindre le briefing. Une petite vidéo plus tard (qui présentait les consignes de sécurité), j'ai enfin pris le chemin de l'avion, et le pilote m'a aidé à m'installer et à m'attacher au siège. J'ai l'impression pendant un instant d'être un bébé qu'on installe sur son siège de voiture. Mais alors, un sacré bébé pour un sacré voyage. Quelques minutes plus tard, l'avion est face à la piste et la tour donne son feu vert. Go ! Le départ est une claque. Si vous avez déjà volé en avion... ça n'a rien à voir. Aucun rapport avec un appareil classique. Le boucan est ahurissant, on se croirait dans une fusée. Puis l'avion décolle, et le vacarme des propulseurs se calme. Le vol devient soudain tranquille, plus calme même qu'un vol en avion civil ! Nous volons à basse altitude, ce qui amène de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste au final très peinard. Ce n'est cependant qu'une mise en bouche. Quelques minutes plus tard commence la partie la plus intéressante : la voltige !¨Première chose que je comprends dès le premier break : lorsque le pilote vous dit de contracter, il vaut mieux contracter ! Dès les premières secondes, je sens arriver le voile noir. Je contracte alors mes muscles le plus possible, jusqu'à ce que mon champ de vision redevienne normal. Breaks, boucles, loopings... Le pilote reste en contact avec moi, pour voir si je suis encore conscient. Il me demande à chaque fois si j'en veux plus. Comme un forain qui vous demande si vous en voulez encore. Evidemment, je réponds oui à chaque fois, même si les G sont plutôt violent à supporter. Pas moins de 5G dans certaines figures ! Lorsque je redescends de l'appareil 15 minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir été passé sous un rouleau compresseur. Mais je suis fier de ne pas avoir besoin du sac en papier que me tend le pilote. Voilà une expérience que je ne suis pas près d'oublier ! A lire sur le site de cette expérience de vol en avion de chasse.

mercredi 14 juin 2017

Un navire tueur

 La Marine chinoise a lancé la conception d'un navire équipé de plusieurs centaines de tubes lance-missiles. L'objectif? Augmenter d'un cran la puissance de feu sans investissement excessif dans les porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux. Des experts américains assurent que la Chine serait en train de mettre au point un navire-arsenal bourré d'armes semblables aux vaisseaux militaires conçus par les États-Unis au cours des années 1990. Il s'agira d'un grand bâtiment naval, en l'occurrence un sous-marin, capable de porter plusieurs centaines de missiles. Un tel appareil permettra à la Marine chinoise d'augmenter rapidement sa puissance de feu au lieu d'investir dans un grand nombre de porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux, écrit Popular Machanics. Les États-Unis ont élaboré le concept du « navire-arsenal » au cours des années 1990 pour ces mêmes raisons. Il était prévu de concevoir d'immenses bâtiments avec un nombre minimal d'hommes d'équipage. Si le projet avait vu le jour, un tel navire aurait accueilli à son bord jusqu'à 500 systèmes de lancement vertical de type Mark 41, dont chacun aurait été en mesure de tirer le missile de croisière BGM-109 Tomahawk, le missile antiaérien de type SM ou le missile intercepteur SM-3. Un seul navire de ce type aurait pu tirer des centaines de missiles de croisière en direction de l'ennemi, ce que seuls les porte-avions peuvent faire. Actuellement, la Chine travaille sur deux projets : un navire-arsenal de surface et sur sa version submersible, dont chacun aura un déplacement de près de 20 000 tonnes. À présent, parmi les navires de guerre de cette catégorie, on peut distinguer les destroyers sud-coréens de classe Sejong le Grand qui peuvent accueillir à leur bord jusqu'à 128 lance-missiles. Le « navire-assassin » chinois pourrait en accueillir jusqu'à 300. Le premier bâtiment pourrait équiper la Marine chinoise dès 2020. 

mardi 9 mai 2017

Les marchés américains vont bien

Des marchés financiers bien organisés permettent ainsi que soient émis des titres de créance gagés sur des actifs (asset backed securities ou ABS) et notamment des titres commerciaux gagés sur des actifs (asset backed commercial paper ou ABCP). Ces titres sont pour leur majeure partie très diversifiés, reposant sur une assez large variété d’actifs, parmi lesquels se trouvent, en proportion modérée, des prêts hypothécaires immobiliers. Les titres à court terme, parce qu’ils doivent être remboursés et réémis à chaque échéance, sont aussi généralement adossés à une facilité bancaire, les banques s’engageant à fournir la liquidité nécessaire en cas « d’incident de marché ». D’autres circuits de financement fonctionnent cependant à partir d’ABCP reconductibles à vendeur unique, assis sur des collatéraux hypothécaires. Mais la plupart de ces dispositifs sont prémunis d’une chute de la valeur de marché par des swap qui protègeront en dernière instance les investisseurs. Les banques doivent cependant acquérir les titres commerciaux ou les actifs de long terme eux-mêmes, ce qui représente des sommes considérables. L’effet de levier négatif des dispositifs ABCP fut ainsi en moyenne de 10 milliards d’euros par jour au cours des trois dernières semaines d’août 2007. D’autres dispositifs de titres commerciaux ne sont pas structurellement protégés de la sorte, et les investisseurs peuvent ainsi tout simplement perdre leur argent ou devoir attendre fort longtemps avant de pouvoir le récupérer. On peut alors comprendre comment la perte de confiance sur ce marché non protégé a pu se propager à tous les segments du marché ABCP, déclenchant une crise de liquidité généralisée. Une défiance légitime pour ces derniers titres affecte par capillarité l’ensemble des autres, tant il devient difficile d’apprécier alors le risque associé à chaque classe de titres3. C’est alors qu’interviennent les derniers acteurs de la catastrophe financière : les agences de notation. Celles-ci sont en effet censées évaluer la qualité des titres de manière indépendante tout en étant financées par les entreprises qu’elles évaluent. Qui plus est, la note financière globale attribuée par elles à un paquet de titres n’est pas fondée sur le titre le plus fragile (qui se révèlerait bien souvent un « actif toxique »), mais sur l’ensemble, ce qui entretient l’illusion de la qualité moyenne des créances échangées. Les agences de notation ont dès lors joué un rôle capital dans la diffusion au sein du système financier américain et mondial de créances irrécouvrables dont le risque réel a été dissimulé par la pratique de la titrisation. Elles portent même la responsabilité première de la contagion de la crise immobilière américaine à l’ensemble du système financier et du secteur bancaire. Il y a donc bien un défaut de régulation manifeste à l’origine immédiate de la crise qui a ravagé le système financier aux Etats-Unis, et au-delà. Mais il nous faut à présent nous interroger sur les ressorts plus profonds de ce que nous avons appelé la crise globale. Quel en est le rapport entre cette dynamique d’emballement financier et l’évolution des inégalités aux Etats-Unis depuis deux décennies ? 

vendredi 5 mai 2017

Je cuisine...

Si vous êtes un cas désespéré en cuisine, je viens illuminer votre journée. Car je dois vous dire ceci :il y a toujours de l'espoir. Il y a quelques jours, je me suis offert un cours de cuisine en cuisine pour assister à un cours de cuisine qui m'avait été offert par ma femme. Ca peut vous sembler insignifiant, c'est que vous n'êtes pas de mes amis : parce qu'à une époque, la cuisine faisait d'après moi partie de ces trucs complètement inutiles que compte l'univers (avec les panneaux de limitation de vitesse à 30km/h, les ornithorynques, et Sarkozy). La simple idée qu'on puisse se dépenser des heures entières aux fourneaux pour un plat qu'on ingurgite ! Les barquettes micro-ondables étaient la plus belle création de l'homme. Et puis un jour, pour une raison qui m'est inconnue, un jour, je me suis mis à cuisiner. Peut-être par curiosité, je ne sais pas. Bref, au final, je me suis mis à cuisiner, et pis que tout, j'ai aimé ça. Et c'est le contraire qui s'est produit. J'ai bien conscience que je suis toujours loin d'être un fin cuisinier, mais je peux au moins dire que je me débrouille. Après tout ce temps, je ne sais toujours pas pourquoi j'aime cuisiner. Mais j'imagine que cela me détend, après une rude journée de travail. Il n'y a d'après moi rien de tel que de se mettre aux fourneaux en fin de journée ! Faire preuve de créativité culinaire permet d'écarter les problèmes relatifs au travail... Si vous êtes un adepte des plats surgelés, je vous invite ne serait-ce qu'une fois à essayer la cuisine. Parce qu'en plus d'être un plaisir, c'est à la mode.  D'ailleurs, on le avec des émissions tels que Cauchemar en cuisine. Ce genre d'émissions me semblait complètement stupide, avant. Pourtant, maintenant, je les suis systématiquement. Ca me donne des idées, ça m'ouvre à de nouvelles possibilités. Parce que la cuisine, c'est un univers infini à découvrir !. Si vous avez horreur de cuisiner, laissez-vous aller. Parce que si j'ai pu tomber dans la marmite, c'est que n'importe qui peut s'y mettre ! Tenez, je vous mets le lien vers mon atelier de cuisine, pour ceux qui voudraient en savoir plus. :) En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce cours de cuisine à Lyon.


mercredi 29 mars 2017

La russophobie de médias US critiquée par... un journaliste américain

 Glenn Greenwald, dépositaire des révélations du lanceur d'alertes le plus célèbre au monde Edward Snowden, donne sa version de la russophobie de médias américains soulignant qu'ellle visait surtout à détourner l'attention du public américain des échecs de ses élites.  Ces derniers temps, le thème de la russophobie est devenu très populaire et lucratif dans les plusieurs médias américains, écrit Glenn Greenwald, l'un des fondateurs du magazine The Intercept.  À titre d'exemple, il cite un article sur la Russie publié par la revue The New Yorker. Cet article qui parle de la prétendue influence de Vladimir Poutine sur les résultats de l'élection présidentielle aux États-Unis a été largement salué par les partisans du Parti démocrate. Selon Glenn Greenwald, ceux qui attisent dans les médias l'hystérie antirusse se soucient peu des conséquences de leurs actes, leurs actions étant susceptibles de permettre le retour de la guerre froide. Une partie des Démocrates, de pair avec les Républicains les plus agressifs, ont créé par leurs avertissements une situation dans le pays où un simple appel à améliorer les relations avec la Russie est perçu comme une preuve de déloyauté.  Par ailleurs, nous rappelle M. Greenwald, la version affirmant que Vladimir Poutine a ordonné les cyberattaques contre les États-Unis, profondément ancrée dans les esprits de journalistes, n'a pas été confirmée officiellement. Ceci est reconnu même par The New Yorker, qui est forcé de reconnaître que les informations sur l'implication de la Russie dans les cyberattaques contiennent plus de suppositions que de preuves.  Les médias américains écrivent souvent que Poutine accuse les États-Unis de s'ingérer dans la politique intérieure de la Russie. Mais les journalistes ne donnent jamais d'explications détaillées de ces accusations.  Selon M. Greenwald, ce silence ne laisse aucun doute sur le bien-fondé des accusations. Pour s'en assurer, il suffit, selon le fondateur de The Intercept, de jeter un coup d'œil sur la couverture du magazine Time paru en 1996 qui annonçait: « Comment les conseillers américains ont aidé Boris Eltsine à remporter la présidentielle ».  Finalement, le recours à la menace extérieure n'est qu'une tactique connue depuis bien longtemps utilisée pour détourner l'attention de la population des échecs systématiques des élites américaines, estime M. Greenwald. Selon lui, les médias essayent d'obliger les Américains à concentrer leur attention sur ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique pour leur faire oublier la corruption et autres méfaits des autorités de leur propre pays, souligne Glenn Greenwald. 

jeudi 23 février 2017

La France est communiste

Mikhaïl Gorbatchev prétendait que la France était le dernier pays communiste… Avait-il tort ? Non, il est temps de le dire : de Gaulle est allé trop loin, après guerre, dans son pacte avec les communistes. La proximité entre de Gaulle et le communisme intéresse peu les historiens. Ils ont pris l’habitude d’évacuer le sujet par une formule passe-partout du genre : “À l’époque, le PCF était incontournable.” Pourtant, la connivence est bien plus forte qu’on ne le pense. Dès le mois de juin 1941, le Général décida de jouer la carte Staline (il dissimula ce rapprochement à Churchill). Le 25 juin 1941, de Gaulle fit passer un message secret à l’ambassadeur soviétique en Turquie : « Nous voulons nouer des relations directes avec le gouvernement soviétique. » Staline posera plusieurs conditions à cet accord, notamment la réautorisation du PCF, dissous en 1939 par la IIIe République pour cause de pacte germano-soviétique. Ravi de son coup, de Gaulle écrivit à Catroux, en 1942 : « Nous sommes actuellement plus proches de la Russie que d’aucune autre puissance et j’espère que nous le montrerons bientôt par des actes diplomatiques et même militaires. » Le 4 décembre 1942, de Gaulle déclara à Ivan Maïsky, ambassadeur d’Union soviétique à Londres : « J’espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains. » À Londres, le jeune chef de bataillon Pierre Brossolette freine des quatre fers : il faut « se méfier sans réserve des communistes ». Qu’importe, de Gaulle appelle Fernand Grenier à Londres. Un dur du PCF. Il a séjourné en URSS et il anime l’Association des amis de l’URSS. De Gaulle a choisi : plutôt la ligne Jean Moulin que la ligne Pierre Brossolette. Ce résistant socialiste, ancien journaliste, souhaitait un grand rassemblement de personnalités résistantes choisies en dehors des partis qui avaient collaboré. Dans cette perspective, il voulait faire venir à Londres Charles Vallin, numéro deux du Parti social français, formation de droite la plus importante avant-guerre. Mais de Gaulle expédiera Vallin en Afrique pour y commander un bataillon. Selon Claude Pierre-Brossolette, fils du célèbre résistant qui se suicida en 1944 dans les locaux de la Gestapo pour éviter de parler sous la torture, de Gaulle choisit ce jour-là « le Parti communiste comme partenaire privilégié, de préférence à la droite patriotique de Charles Vallin ». En 1944, de Gaulle amnistie le déserteur Thorez, réfugié à Moscou pendant toute la guerre. Puis il file en URSS pour signer avec Staline le pacte franco-soviétique. L’URSS renonce à instaurer un régime communiste en France… Mais il y a une contrepartie : de Gaulle doit concéder. Beaucoup. Il déploie un programme d’inspiration communiste en France. Il nationalise les compagnies minières, l’électricité, le gaz, les principales banques, la Banque de France, les assurances, l’entreprise Renault, coupable de collaboration, l’entreprise de moteurs pour avions Gnome et Rhône, les transports aériens. Il institue la Sécurité sociale, généralise les comités d’entreprise, crée le statut de la fonction publique, met en place la régulation et la planification de l’économie par l’État. La puissance publique pilote désormais l’économie du pays. De Gaulle installe aussi cinq ministres communistes dans son gouvernement, dont Maurice Thorez bombardé ministre d’État (même Léon Blum s’était gardé de nommer des communistes dans le gouvernement de Front populaire). Ces nominations n’ont rien d’anodin, car le PCF de l’époque était sans doute le plus stalinien des PC non soviétiques. Après la démission de De Gaulle, le 20 janvier 1946, les communistes restèrent dans l’appareil d’État. Selon les renseignements généraux, les infiltrés dans la fonction publique furent au nombre d’un millier. Ils deviendront intouchables du fait de l’instauration du statut de la fonction publique, signé par un certain Maurice Thorez.

Superbe tatouage