mercredi 7 mars 2018

Mâtin, quel pilote !

Mardi dernier, 10 h. En cette belle matinée, le pilote (Matt) et moi nous dirigeons vers le Cessna 152 qui attend patiemment sur sa place de parking, à côté du hangar de l'aéroclub. Nous sommes à Courtrai. J'ai une boule au ventre qui grossits de minute en minute. D'ici un court instant, je vais accomplir mon premier vol d'initiation au pilotage d'avion. Nous effectuons le tour de l'avion et vérifions son état, puis vient le moment de monter à bord. A l’intérieur, la myriade de boutons et cadrans du tableau de bord semble difficile à prendre en main. Le pilote doit avoir lu dans mon esprit, car il apaise aussitôt mes craintes : toutes ces commandes ne me seront pas utiles pour le vol qui nous attend. J'allume le casque-micro, ajuste ma ceinture, puis Matt contacte la tour qui nous donne bientôt l'autorisation de partir. Matt m'informe que je vais aussi me charger du décollage. Il conservera ses mains sur le manche pour m'accompagner, mais interviendra seulement en cas de problème. Je mets finalement plein gaz, l'appareil accélère et je ramène progressivement le manche vers moi. Je sens les roues quitter le sol et nous laissons bientôt derrière nous la terre ferme. C'est la phase la plus marquante, celle où la vitesse est la plus présente (avec l'atterrissage, évidemment). Nous allons prestement en altitude et Matt croise les bras. Je suis seul aux commandes. Je fais quelques essais de changements de trajectoire. Je suis saisi par l'aisance avec laquelle l'appareil se pilote. La sensation d'être aux commandes est tout simplement excellente. L'appareil culmine à 600 mètres d'altitude et la vision est dégagée. Mais je suis tellement absorbé par le pilotage que je ne prends pas le temps d'admirer le spectacle. Soudainement, mon co-pilote me signale que le temps est venu de revenir au bercail. J'étais si absorbé que je n'ai pas senti les trente minutes passer ! Dernier coup de stress lors de l'atterrissage, quand l'avion descend à 160 km/h vers le sol. Mias l'appareil est de retour à sa place un instant plus tard. Cette activité m'a tellement plu que je pense récidiver sous peu. Et, pourquoi pas, aller plus loin. Matt m'a dit qu'on peut passer son PPL avant même d'être en âge pour le permis de conduire... Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de baptême en avion à Calais qui est très bien fait sur ce thème.


mardi 6 mars 2018

Les Trains Express Régionaux : les limites d’une régionalisation réussie

Les TER transportent 300 millions de voyageurs par an pour un trafic total de 13 milliards de voyageurs.km. On trouve dans le TER des services de nature très différente : - Les régions du bassin parisien organisent des trains vers Paris qui pour certains s’apparentent à des trains de banlieue et connaissent les flux massifs des migrations alternantes ; - Dans les plus grandes métropoles le TER assure des dessertes qui atteignent des volumes importants et emploie des matériels capacitaires à deux niveaux ; - Le TER a également un rôle de liaison entre villes, sur des distances de 50 à 300 km, avec des flux moins importants ; - Enfin le TER assure des dessertes en zone peu dense, sur les « petites lignes » du réseau ferré national ; il s’agit alors de services peu fréquents et peu fréquentés. Grâce aux financements des autorités organisatrices régionales, l’offre TER a progressé de plus de 25% depuis 1997, et le trafic a crû de plus de 50%. La régionalisation peut donc être considérée comme un succès. Mais les charges d’exploitation environ 4 milliards d’euros, sont couvertes par 3 milliards de subventions des régions et seulement 1 milliard d’euros de recettes commerciales. - En 2013, les Régions ont consacré, en moyenne 23% de leur budget total (fonctionnement et investissement) aux transports, dont 16% pour le TER ; - Les coûts ont augmenté plus vite que le trafic voyageur, notamment en raison de la dérive des coûts salariaux, qui représentent près de 60% des coûts totaux ; - Depuis 2012, le trafic est orienté à la baisse (-4,4% en 3 ans) ; - La contribution des autorités organisatrices, a augmenté de 110% depuis 2002. La contrainte budgétaire croissante qui pèse sur les régions les ont conduites, dans ce contexte, à réduire l’offre.

mercredi 17 janvier 2018

De l'Angleterre à L'Allemagne

Dernièrement, j'ai fait un incentive à Oxford en Angleterre au cours duquel j'ai eu l'occasion de discuter automobile avec quelques collègues. Et bien sûr, le dieselgate de 2015 a été évoqué à un moment de la conversation. C'était, jusque-là, le plus gros scandale automobile de notre époque, et il avait pas mal marqué les esprits. Mais il semble qu'un autre de plus grande ampleur encore ait éclaté depuis : parce que cette fois, il concerne l'ensemble de l'industrie automobile allemande ! Pour les journalistes allemands, c'est même le plus grand scandale économique de l'Allemagne d'après-guerre : les constructeurs automobiles allemands auraient entretenu depuis les années 90 un cartel visant à s'entendre sur toute une série d'équipements (à commencer par les moteurs diesel déjà frappés par le scandale Volkswagen). L'ensemble de l'industrie automobile allemande (Volkswagen, Daimler, BMW, Audi et Porsche) aurait ainsi effectué plus de 1000 réunions illégales, et ce sur les cinq dernières années seulement ! Ce « cercle des cinq », comme il s'est baptisé, aurait constitué un cartel extrêmement puissant qui lui aurait permis de se protéger de la concurrence étrangère. Il aurait même refusé qu'y entre des constructeurs étrangers, comme Fiat. C'est Volkswagen qui a vendu la mèche. Cette autodénonciation peut sembler curieuse a priori, mais dans ce genre d’affaire, celui qui se dénonce bénéficie toujours d’un traitement de faveur. Et après le scandale du diesel, Volkswagen ne voulait sans doute pas être pris dans une nouvelle affaire, surtout de cette ampleur. Le scandale du diesel a déjà coûté 20 milliards d’euros à Volkswagen. Pour rappel, 20 milliards d'euros, c’est quatre milliards de plus que la valeur en Bourse de PSA Peugeot Citroën ! Quoi qu'il en soit, c'est un sacré coup dur pour l'économie allemande. L'industrie automobile est le fer de lance du made in Germany, et est responsable d'une bonne partie de l'excédent commercial allemand. Sinon, j'ai bien apprécié cet incentive à Oxford. Si vous ne connaissez pas le coin, je vous invite à découvrir ! Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez jeter un oeil. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de de l'organisateur de l' incentive en Angleterre.

A bilbao - top ville


jeudi 11 janvier 2018

Logement d'abord : on en est où cet automne ?

La concertation nationale engagée cet été par le ministère de la Cohésion des territoires a accouché, le 11 septembre, d’un plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme. Cette feuille de route pluriannuelle, articulée en cinq priorités (produire et mobiliser plus de logements abordables ; promouvoir et accélérer l’accès au logement ; mieux accompagner les personnes sans domicile et favoriser le maintien dans le logement ; prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels ; mobiliser les acteurs et les territoires) vise la réforme structurelle du modèle de prise en charge des personnes sans domicile ou risquant de l’être, et la réduction significative de l’errance et du mal-logement. Les grandes orientations du plan ont été approfondies lors de groupes de travail partenariaux pilotés par la DIHAL les 9 et 17 novembre, consacrés respectivement à la gouvernance du plan, à son suivi et à son évaluation, à l’accompagnement social et à l’accompagnement au changement des acteurs et des territoires. Si la Fédération a réservé un accueil favorable à l’économie générale du plan, elle a manifesté ses plus vives inquiétudes concernant sa soutenabilité dans un contexte de rationalisation budgétaire sans précédent de la politique sociale de l’habitat. Le plan quinquennal fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée » dans 15 territoires qui seront sélectionnés d’ici à la fin du mois de février dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt paru le 20 novembre.

lundi 4 décembre 2017

Un vol en hélico

Ce post est en quelque sorte une ode à un bout de pays que j'aime beaucoup, et dont la beauté s'est rappelée à mon bon souvenir lors d'un vol en hélicoptère : Cassis et ses calanques. L'étendue de sa beauté m'est alors apparue en grand, et m'a conduit à rédiger cette ode. Nichée entre le massif des Calanques et les falaises abruptes du cap Canaille, cette station balnéaire se tourne vers le petit port de cabotage où se balancent des voiliers et des pointus depuis l'époque romaine. Elle constitue une promenade favorite pour des Marseillais qui viennent oublier ici les rumeurs de la grande ville pour disputer d'interminables partie de pétanque, profiter des plages et faire un tour à leur cabanon, accroché au-dessus des petites criques aux eaux turquoise. Juste au-dessus de la baie se dressent les tours mystérieuses d'un château fort, bâti au XIIIe siècle par le seigneur des Baux ; c'est à présent un hôtel de charme très luxueux, accessible en voiture ou à pied par les escaliers de la promenade des Lombards. Aux commerces animés de la rue principale s'opposent les ruelles calmes de la vieille ville. Au pied de la statue de Calendal, le pêcheur d'anchoix amoureux d'Esterelle, mi-princesse, mi-fée, chanté par Frédéric Mistral, on adopte le proverbe « Qui a vu Paris, et non Cassis, n'a rien vu ! » Les gastronomes ont aussi leur mot à dire. Le vin blanc, produit par les vignobles qui entourent la ville, est d'une finesse incomparable. Entre Cassis et Marseille, un chapelet de petites criques échancre le littoral : c'est le massif des calanques, un site d'une beauté sauvage, protégé et d'accès réglementé. On découvre en général les calanques par la mer, par la route de la Gineste depuis Mazargues ou encore par un petit train qui va jusqu'à la calanque de Port-Miou, avec un arrêt à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Les découvrir depuis le ciel permet de les observer sous un jour nouveau. Certaines anses, comme Morgiou et Sormiou, sont d'anciens refuges de pirates ou de corailleurs. En-Vau, Sugiton, Marseilleveyre, Podestat, Cortiou, Port-Miou... Je les observai toutes depuis le cockpit, incapable de déterminer quelle est la plus belle. Je pense que chacun a ses farouches défenseurs, qui évoquent pour chacune avec passion baignades, balades et déjeuners dans ce coin de paradis au bord de l'eau. Ayant effectué mon vol en hélicoptère en semaine, j'ai même pu profiter de la beauté sauvage du site, presque déserte. Car croyez-moi : mieux vaut éviter d'y aller le dimanche, quand les Marseillais vont au cabanon et assiègent Cassis ! Ce simple billet m'a donné envie d'y retourner. Mais il me faudra attendre les prochaines vacances. Quant au vol en lui-même, c'est également une expérience que je vous conseille. Vue du ciel, la terre est encore plus belle ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de vol en hélicoptère à Cannes. Suivez le lien.

Quel est le rapport entre accord de franchise et marques ?

La concession de la marque sous licence est un élément essentiel de l’accord de franchise. Dans les accords de ce type, le contrôle que le propriétaire de la marque exerce sur les activités du franchisé est généralement plus strict que dans les accords de licence classiques portant sur des marques. Dans le cas de la franchise, le franchiseur autorise une autre personne (le franchisé) à utiliser ses méthodes commerciales (y compris les marques, le savoir-faire, le service clientèle, les logiciels, la décoration du magasin, etc.) conformément à un ensemble de prescriptions et moyennant une rémunération ou redevance. Exemple : un restaurant spécialisé dans les mets à base de poulet exerce son activité sous la marque NANDO’s. Il a mis au point un système de préparation et de vente de ces produits, qui sont vendus en grande quantité et de façon uniforme. Ce système comprend différents facteurs qui contribuent au succès des restaurants NANDO’s, y compris des recettes et des méthodes de préparation des repas qui se traduisent par un produit de qualité constante, le style des uniformes des employés, des bâtiments et des emballages, et les systèmes de gestion et de comptabilité. NANDO’s transmet ses connaissances et son expérience à ses franchisés et se réserve le droit de superviser et de contrôler les franchisés du pays. Les franchisés sont aussi tenus d’utiliser la marque NANDO’s, ce qui constitue un élément essentiel de l’accord de franchise.