mercredi 17 janvier 2018

De l'Angleterre à L'Allemagne

Dernièrement, j'ai fait un incentive à Oxford en Angleterre au cours duquel j'ai eu l'occasion de discuter automobile avec quelques collègues. Et bien sûr, le dieselgate de 2015 a été évoqué à un moment de la conversation. C'était, jusque-là, le plus gros scandale automobile de notre époque, et il avait pas mal marqué les esprits. Mais il semble qu'un autre de plus grande ampleur encore ait éclaté depuis : parce que cette fois, il concerne l'ensemble de l'industrie automobile allemande ! Pour les journalistes allemands, c'est même le plus grand scandale économique de l'Allemagne d'après-guerre : les constructeurs automobiles allemands auraient entretenu depuis les années 90 un cartel visant à s'entendre sur toute une série d'équipements (à commencer par les moteurs diesel déjà frappés par le scandale Volkswagen). L'ensemble de l'industrie automobile allemande (Volkswagen, Daimler, BMW, Audi et Porsche) aurait ainsi effectué plus de 1000 réunions illégales, et ce sur les cinq dernières années seulement ! Ce « cercle des cinq », comme il s'est baptisé, aurait constitué un cartel extrêmement puissant qui lui aurait permis de se protéger de la concurrence étrangère. Il aurait même refusé qu'y entre des constructeurs étrangers, comme Fiat. C'est Volkswagen qui a vendu la mèche. Cette autodénonciation peut sembler curieuse a priori, mais dans ce genre d’affaire, celui qui se dénonce bénéficie toujours d’un traitement de faveur. Et après le scandale du diesel, Volkswagen ne voulait sans doute pas être pris dans une nouvelle affaire, surtout de cette ampleur. Le scandale du diesel a déjà coûté 20 milliards d’euros à Volkswagen. Pour rappel, 20 milliards d'euros, c’est quatre milliards de plus que la valeur en Bourse de PSA Peugeot Citroën ! Quoi qu'il en soit, c'est un sacré coup dur pour l'économie allemande. L'industrie automobile est le fer de lance du made in Germany, et est responsable d'une bonne partie de l'excédent commercial allemand. Sinon, j'ai bien apprécié cet incentive à Oxford. Si vous ne connaissez pas le coin, je vous invite à découvrir ! Tenez, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée, si vous voulez jeter un oeil. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de de l'organisateur de l' incentive en Angleterre.

A bilbao - top ville


jeudi 11 janvier 2018

Logement d'abord : on en est où cet automne ?

La concertation nationale engagée cet été par le ministère de la Cohésion des territoires a accouché, le 11 septembre, d’un plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme. Cette feuille de route pluriannuelle, articulée en cinq priorités (produire et mobiliser plus de logements abordables ; promouvoir et accélérer l’accès au logement ; mieux accompagner les personnes sans domicile et favoriser le maintien dans le logement ; prévenir les ruptures dans les parcours résidentiels ; mobiliser les acteurs et les territoires) vise la réforme structurelle du modèle de prise en charge des personnes sans domicile ou risquant de l’être, et la réduction significative de l’errance et du mal-logement. Les grandes orientations du plan ont été approfondies lors de groupes de travail partenariaux pilotés par la DIHAL les 9 et 17 novembre, consacrés respectivement à la gouvernance du plan, à son suivi et à son évaluation, à l’accompagnement social et à l’accompagnement au changement des acteurs et des territoires. Si la Fédération a réservé un accueil favorable à l’économie générale du plan, elle a manifesté ses plus vives inquiétudes concernant sa soutenabilité dans un contexte de rationalisation budgétaire sans précédent de la politique sociale de l’habitat. Le plan quinquennal fera l’objet d’une « mise en œuvre accélérée » dans 15 territoires qui seront sélectionnés d’ici à la fin du mois de février dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt paru le 20 novembre.

lundi 4 décembre 2017

Un vol en hélico

Ce post est en quelque sorte une ode à un bout de pays que j'aime beaucoup, et dont la beauté s'est rappelée à mon bon souvenir lors d'un vol en hélicoptère : Cassis et ses calanques. L'étendue de sa beauté m'est alors apparue en grand, et m'a conduit à rédiger cette ode. Nichée entre le massif des Calanques et les falaises abruptes du cap Canaille, cette station balnéaire se tourne vers le petit port de cabotage où se balancent des voiliers et des pointus depuis l'époque romaine. Elle constitue une promenade favorite pour des Marseillais qui viennent oublier ici les rumeurs de la grande ville pour disputer d'interminables partie de pétanque, profiter des plages et faire un tour à leur cabanon, accroché au-dessus des petites criques aux eaux turquoise. Juste au-dessus de la baie se dressent les tours mystérieuses d'un château fort, bâti au XIIIe siècle par le seigneur des Baux ; c'est à présent un hôtel de charme très luxueux, accessible en voiture ou à pied par les escaliers de la promenade des Lombards. Aux commerces animés de la rue principale s'opposent les ruelles calmes de la vieille ville. Au pied de la statue de Calendal, le pêcheur d'anchoix amoureux d'Esterelle, mi-princesse, mi-fée, chanté par Frédéric Mistral, on adopte le proverbe « Qui a vu Paris, et non Cassis, n'a rien vu ! » Les gastronomes ont aussi leur mot à dire. Le vin blanc, produit par les vignobles qui entourent la ville, est d'une finesse incomparable. Entre Cassis et Marseille, un chapelet de petites criques échancre le littoral : c'est le massif des calanques, un site d'une beauté sauvage, protégé et d'accès réglementé. On découvre en général les calanques par la mer, par la route de la Gineste depuis Mazargues ou encore par un petit train qui va jusqu'à la calanque de Port-Miou, avec un arrêt à proximité de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Les découvrir depuis le ciel permet de les observer sous un jour nouveau. Certaines anses, comme Morgiou et Sormiou, sont d'anciens refuges de pirates ou de corailleurs. En-Vau, Sugiton, Marseilleveyre, Podestat, Cortiou, Port-Miou... Je les observai toutes depuis le cockpit, incapable de déterminer quelle est la plus belle. Je pense que chacun a ses farouches défenseurs, qui évoquent pour chacune avec passion baignades, balades et déjeuners dans ce coin de paradis au bord de l'eau. Ayant effectué mon vol en hélicoptère en semaine, j'ai même pu profiter de la beauté sauvage du site, presque déserte. Car croyez-moi : mieux vaut éviter d'y aller le dimanche, quand les Marseillais vont au cabanon et assiègent Cassis ! Ce simple billet m'a donné envie d'y retourner. Mais il me faudra attendre les prochaines vacances. Quant au vol en lui-même, c'est également une expérience que je vous conseille. Vue du ciel, la terre est encore plus belle ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de vol en hélicoptère à Cannes. Suivez le lien.

Quel est le rapport entre accord de franchise et marques ?

La concession de la marque sous licence est un élément essentiel de l’accord de franchise. Dans les accords de ce type, le contrôle que le propriétaire de la marque exerce sur les activités du franchisé est généralement plus strict que dans les accords de licence classiques portant sur des marques. Dans le cas de la franchise, le franchiseur autorise une autre personne (le franchisé) à utiliser ses méthodes commerciales (y compris les marques, le savoir-faire, le service clientèle, les logiciels, la décoration du magasin, etc.) conformément à un ensemble de prescriptions et moyennant une rémunération ou redevance. Exemple : un restaurant spécialisé dans les mets à base de poulet exerce son activité sous la marque NANDO’s. Il a mis au point un système de préparation et de vente de ces produits, qui sont vendus en grande quantité et de façon uniforme. Ce système comprend différents facteurs qui contribuent au succès des restaurants NANDO’s, y compris des recettes et des méthodes de préparation des repas qui se traduisent par un produit de qualité constante, le style des uniformes des employés, des bâtiments et des emballages, et les systèmes de gestion et de comptabilité. NANDO’s transmet ses connaissances et son expérience à ses franchisés et se réserve le droit de superviser et de contrôler les franchisés du pays. Les franchisés sont aussi tenus d’utiliser la marque NANDO’s, ce qui constitue un élément essentiel de l’accord de franchise.

jeudi 16 novembre 2017

Survol de Rambouillet en mode lent

Le mois dernier, mon épouse et moi avons accompli un vol en montgolfière à Rambouillet, et j'ai été stupéfié par la délicatesse de notre prodigieuse Terre. C'était magnifique, tout simplement. Quand on distingue le monde d'en haut, on ne peut qu'être éberlué par sa majesté et comprendre combien l'être humain est minuscule. Pourtant, il semble que même les plus petits organismes puissent décimer les grands carnivores. On peut citer l'exemple des virus, mais aussi celui de l'homme. Car l'activité humaine, bien qu'a priori négligeable, perturbe année après année l'environnement. Et la situation ne risque pas de changer. Le second plus gros producteur de gaz à effet de serre de la planète va en effet défaire le plan climat d'Obama. Le locataire du Bureau oval juge les réglementations environnementales « inutiles » et va par conséquent empêcher la disparition de nombreuses centrales polluantes, comme le plan de transition énergétique le prévoyait. Ce plan était de toute façon neutralisé depuis 2016 par la Cour suprême, interpelée par une trentaine d'Etats essentiellement républicains. Le plus consternant, dans ce revirement, c'est de voir combien les avantages sont médiocres. Cette mesure est dans la continuité logique du président résolument climato-sceptique. Mais elle participera clairement au réchauffement planétaire, qui ne sera d'après les climatologues pas endigué en dessous des 2°C fatidiques. Le paradoxe de cette ligne de défense de 2°C, c'est qu'elle est jugée à la fois insuffisante climatiquement et inatteignable politiquement. Alors au-dessus de 2°C, je vous laisse imaginer ce qui vous attend ! Je vous invite vraiment à profiter au mieux du monde tel que nous le connaissons. Parce que clairement, en 2040, ça n'aura plus rien à voir. Soit dit en passant, si vous voulez contempler notre monde de là-haut, je vous invite à le faire en montgolfière : ce n'est pas le genre de chose qu'on a l'occasion de vivre tous les jours. Qui plus est, c'est écologique, ce qui ne gâche rien. Vous trouverez plus d'infos sur le site du prestataire. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de vol en en montgolfière à Rambouillet.


lundi 13 novembre 2017

La fixation des prix des médicaments

Le système actuellement en vigueur à l’hôpital qui combine liberté des prix et encadrement conventionnel par le CEPS contraste avec la fixation, par ce dernier, des prix des médicaments d’officine en ville. L’achat des médicaments par les hôpitaux repose en effet aujourd’hui sur la combinaison d’une liberté des prix (médicaments compris dans le tarif des séjours), d’un prix fixé par convention avec le CEPS mais laissant la possibilité aux établissements de négocier un prix inférieur pour les molécules onéreuses de la « liste en sus » et d’un prix de vente aux établissements de santé déclaré par l’entreprise au CEPS pour les spécialités rétrocédées. La négociation du prix est donc possible non seulement sur les médicaments, majoritairement concurrentiels, inclus dans les séjours, mais aussi pour ceux de la liste en sus ou destinés à la rétrocession. Il s’agit cependant d’une négociation en grande partie théorique qui s’est progressivement déplacée sur le terrain des avantages non tarifaires, au détriment de l’assurance maladie. Les acheteurs hospitaliers, nombreux et encore trop dispersés, ne disposent pas, le plus souvent, des outils pour mesurer l’état du marché pharmaceutique, les stratégies des entreprises pharmaceutiques, les conditions obtenues par les autres établissements ou groupements ou les variations de prix dans le temps. L’organisation actuelle de l’achat du médicament à l’hôpital avantage les entreprises qui seules disposent d’une vision globale du marché. Dans ces conditions, la mise en place d’un régime commun de fixation du prix des médicaments à la ville et à l’hôpital par le CEPS, qui mettrait fin à ce régime de liberté des prix propre aux établissements de santé, présenterait des avantages significatifs. D’une part, elle améliorerait la position relative de l’acheteur public dans la négociation des prix, grâce à l’extension de son champ et à la fin d’une asymétrie d’information. À l’heure actuelle, les établissements ne connaissent pas les prix réels, nets de remises, des médicaments distribués en ville, mais uniquement les prix fabricant. D’autre part, elle allègerait substantiellement les procédures d’achat pour les établissements et les moyens humains qu’ils leur consacrent. En effet, ils n’auraient plus à négocier des prix, mais uniquement des quantités et des délais de livraison. Le retour à un prix « agréé pour les collectivités », comme cela a longtemps existé, permettrait non seulement de faire bénéficier l’ensemble des établissements de meilleurs prix, mais aussi de recentrer leur politique d’achats sur les autres segments, qui comportent eux aussi des enjeux significatifs d’économies. La Cour recommande ainsi d’examiner les conditions dans lesquelles pourrait être confiée au CEPS la responsabilité de fixer les tarifs des médicaments utilisés à l’hôpital (hors ceux sous autorisation temporaire d’utilisation), comme il en a déjà la mission pour les médicaments dispensés en ville, afin de favoriser, dans le cadre d’une démarche globale, une efficience accrue d’une dépense pharmaceutique qui représentait en 2015 un enjeu global de 34,1 Md€ de dépenses remboursables par l’assurance maladie, ville (29,8 Md€, rétrocession hospitalière comprise) et hôpital (4,3 Md€, liste en sus comprise).