jeudi 16 novembre 2017

Survol de Rambouillet en mode lent

Le mois dernier, mon épouse et moi avons accompli un vol en montgolfière à Rambouillet, et j'ai été stupéfié par la délicatesse de notre prodigieuse Terre. C'était magnifique, tout simplement. Quand on distingue le monde d'en haut, on ne peut qu'être éberlué par sa majesté et comprendre combien l'être humain est minuscule. Pourtant, il semble que même les plus petits organismes puissent décimer les grands carnivores. On peut citer l'exemple des virus, mais aussi celui de l'homme. Car l'activité humaine, bien qu'a priori négligeable, perturbe année après année l'environnement. Et la situation ne risque pas de changer. Le second plus gros producteur de gaz à effet de serre de la planète va en effet défaire le plan climat d'Obama. Le locataire du Bureau oval juge les réglementations environnementales « inutiles » et va par conséquent empêcher la disparition de nombreuses centrales polluantes, comme le plan de transition énergétique le prévoyait. Ce plan était de toute façon neutralisé depuis 2016 par la Cour suprême, interpelée par une trentaine d'Etats essentiellement républicains. Le plus consternant, dans ce revirement, c'est de voir combien les avantages sont médiocres. Cette mesure est dans la continuité logique du président résolument climato-sceptique. Mais elle participera clairement au réchauffement planétaire, qui ne sera d'après les climatologues pas endigué en dessous des 2°C fatidiques. Le paradoxe de cette ligne de défense de 2°C, c'est qu'elle est jugée à la fois insuffisante climatiquement et inatteignable politiquement. Alors au-dessus de 2°C, je vous laisse imaginer ce qui vous attend ! Je vous invite vraiment à profiter au mieux du monde tel que nous le connaissons. Parce que clairement, en 2040, ça n'aura plus rien à voir. Soit dit en passant, si vous voulez contempler notre monde de là-haut, je vous invite à le faire en montgolfière : ce n'est pas le genre de chose qu'on a l'occasion de vivre tous les jours. Qui plus est, c'est écologique, ce qui ne gâche rien. Vous trouverez plus d'infos sur le site du prestataire. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de vol en en montgolfière à Rambouillet.


lundi 13 novembre 2017

La fixation des prix des médicaments

Le système actuellement en vigueur à l’hôpital qui combine liberté des prix et encadrement conventionnel par le CEPS contraste avec la fixation, par ce dernier, des prix des médicaments d’officine en ville. L’achat des médicaments par les hôpitaux repose en effet aujourd’hui sur la combinaison d’une liberté des prix (médicaments compris dans le tarif des séjours), d’un prix fixé par convention avec le CEPS mais laissant la possibilité aux établissements de négocier un prix inférieur pour les molécules onéreuses de la « liste en sus » et d’un prix de vente aux établissements de santé déclaré par l’entreprise au CEPS pour les spécialités rétrocédées. La négociation du prix est donc possible non seulement sur les médicaments, majoritairement concurrentiels, inclus dans les séjours, mais aussi pour ceux de la liste en sus ou destinés à la rétrocession. Il s’agit cependant d’une négociation en grande partie théorique qui s’est progressivement déplacée sur le terrain des avantages non tarifaires, au détriment de l’assurance maladie. Les acheteurs hospitaliers, nombreux et encore trop dispersés, ne disposent pas, le plus souvent, des outils pour mesurer l’état du marché pharmaceutique, les stratégies des entreprises pharmaceutiques, les conditions obtenues par les autres établissements ou groupements ou les variations de prix dans le temps. L’organisation actuelle de l’achat du médicament à l’hôpital avantage les entreprises qui seules disposent d’une vision globale du marché. Dans ces conditions, la mise en place d’un régime commun de fixation du prix des médicaments à la ville et à l’hôpital par le CEPS, qui mettrait fin à ce régime de liberté des prix propre aux établissements de santé, présenterait des avantages significatifs. D’une part, elle améliorerait la position relative de l’acheteur public dans la négociation des prix, grâce à l’extension de son champ et à la fin d’une asymétrie d’information. À l’heure actuelle, les établissements ne connaissent pas les prix réels, nets de remises, des médicaments distribués en ville, mais uniquement les prix fabricant. D’autre part, elle allègerait substantiellement les procédures d’achat pour les établissements et les moyens humains qu’ils leur consacrent. En effet, ils n’auraient plus à négocier des prix, mais uniquement des quantités et des délais de livraison. Le retour à un prix « agréé pour les collectivités », comme cela a longtemps existé, permettrait non seulement de faire bénéficier l’ensemble des établissements de meilleurs prix, mais aussi de recentrer leur politique d’achats sur les autres segments, qui comportent eux aussi des enjeux significatifs d’économies. La Cour recommande ainsi d’examiner les conditions dans lesquelles pourrait être confiée au CEPS la responsabilité de fixer les tarifs des médicaments utilisés à l’hôpital (hors ceux sous autorisation temporaire d’utilisation), comme il en a déjà la mission pour les médicaments dispensés en ville, afin de favoriser, dans le cadre d’une démarche globale, une efficience accrue d’une dépense pharmaceutique qui représentait en 2015 un enjeu global de 34,1 Md€ de dépenses remboursables par l’assurance maladie, ville (29,8 Md€, rétrocession hospitalière comprise) et hôpital (4,3 Md€, liste en sus comprise).

mercredi 27 septembre 2017

Les droits des réfugiés en Bulgarie

D'après les rapports des ONG, la Bulgarie ne fournissait pas en 2016 aux migrants et aux réfugiés, de plus en plus nombreux sur son territoire, tous les services nécessaires. Elle ne leur permettait pas non plus de bénéficier d’une procédure adéquate. Elle n’a pas répondu aux allégations faisant état de renvois forcés illégaux et sommaires, ainsi que d’atteintes aux droits humains aux frontières. Le climat ambiant de xénophobie et d’intolérance s’est fortement aggravé. Les Roms étaient toujours exposés à des discriminations dans tous les aspects de leur vie. Le Parlement a adopté en première lecture une nouvelle loi contre le terrorisme. En réaction aux décisions prises par la Serbie et la Hongrie de renforcer les mesures de contrôle à leurs frontières, les autorités bulgares ont adopté une politique qui visait à limiter le nombre de migrants et de réfugiés cherchant à gagner l’Union européenne (UE) en passant par la Bulgarie. Les organisations de défense des droits humains ont signalé de fréquentes allégations de renvois forcés illégaux, de brutalités et de vols mettant en cause des membres de la police des frontières. Sans aller jusqu’à approuver les renvois forcés illégaux, le Premier ministre Boïko Borissov a reconnu que son gouvernement avait adopté une « approche pragmatique » de la crise des réfugiés. Il a déclaré que plus de 25 000 personnes avaient été renvoyées en Turquie et en Grèce entre janvier et août. Les auteurs des abus dénoncés aux frontières continuaient de jouir de la plus totale impunité. Au mois de juillet, le parquet de la région de Bourgas a classé la procédure ouverte à la suite du décès, en octobre 2015, d’un Afghan non armé abattu par la police des frontières. La majorité des migrants et des réfugiés continuaient d’être placés systématiquement en détention administrative, souvent pour une durée dépassant de plusieurs mois la durée légale autorisée. Le fait de tenter à deux reprises de franchir illégalement la frontière, que ce soit pour entrer ou pour sortir du pays, constituait une infraction pénale. Des migrants et des réfugiés appréhendés alors qu’ils tentaient de quitter la Bulgarie en dehors d’une procédure régulière ont ainsi été poursuivis en justice et incarcérés, dans certains cas pendant plus d’un an.

jeudi 27 juillet 2017

Belle Londres

C'est drôle, la manière dont nous réagissons tous différemment au groupe. Le mois dernier, j'ai testé avec ma femme un voyage de groupe à Londres. J'ai beaucoup apprécié, mais ma femme ne l'a pas vécu du tout de la même manière. Je crois même que si le séjour avait duré deux jours de plus, elle aurait fini par commettre un meurtre. Vous vous dites que c'est l'organisation qui était en cause ? Et vous êtes loin du compte ! Car le coeur du problème, c'était le groupe lui-même. Pas même ses membres (qui étaient charmants), mais le concept même de groupe. Ma femme n'a jamais été une grande sociable, mais je ne savais pas à quel point jusque-là. Je me souviens qu'un jour, elle m'a confié que lorsqu'elle était envoyée par ses parents en colo, elle leur écrivait des lettres pour décrire à quel point elle était malheureuse, et les suppliait sans cesse de venir la chercher. On avait déjà parlé de sa phobie, mais on a approfondi les choses, là. Et elle m'a raconté que ce qui la gênait dans les groupes, c'est la notion de rôles : il y a l'organisateur, le fumiste, le méticuleux, etc. Comme si les gens se sentaient obligés de rentrer dans des cases, quitte à forcer le trait. Comme si tout le monde avait un rôle à jouer. Cette perception, assez bizarre de mon point de vue, m'a donné matière à réflexion. Et je crois pouvoir dire que sa phobie du groupe vient du fait qu'elle a peur de la perte de contrôle. Elle ne supporte pas l'idée de devoir s'adapter à une pression externe. D'après moi, cette phobie est née durant son enfance, avec sa famille. Elle a grandi dans une famille nombreuse, dans laquelle elle a souvent eu le sentiment d'être transparente au milieu de tout ce petit monde. Depuis cette époque, lorsqu'elle se retrouve dans un groupe, elle retrouve cette impression d'invisibilité. Vu l'enfance que j'ai eue, c'est quelque chose que j'ai un peu de mal à comprendre (pour ma part, j'adore vivre en groupe), mais je conçois que le fait de vivre ensemble puisse être pénible pour certains. Une chose est sûre, la prochaine fois, on ne partira que tous les deux ! Dommage, car pour ma part, j'ai particulièrement aimé de pouvoir rencontrer de nouvelles personnes. D'ailleurs, je vous mets en lien le site de l'organisateur auquel nous avons fait appel pour ce voyage. J'ai tout particulièrement apprécié l'atmosphère qu'ils sont parvenus à instaurer chaque jour. Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur cette de voyage groupe à Londres qui est très bien élaboré sur ce sujet.

vendredi 14 juillet 2017

La chute du leader américain

 Donald Trump est président des États-Unis depuis quatre mois. Il est toujours impossible de prédire ce que signifiera sa présidence. Mais il s’agit d’ores et déjà d’un événement transformateur : M. Trump a bouleversé notre conception de ce que défendent les États-Unis. Nous vivons dans le monde qu’ils ont créé. Aujourd’hui, il le défait. Nous ne pouvons pas ignorer cette réalité brutale. En politique intérieure, le programme de M. Trump est en ligne avec l’agenda du Parti républicain. Il veut réduire les impôts des riches en diminuant les dépenses pour les pauvres. L’analyse faite par le Congressional Budget Office (CBO) de la loi American Health Care Act, récemment votée par la Chambre des représentants en remplacement de la loi Affordable Care Act de Barack Obama, est stupéfiante. De 2017 à 2026, la nouvelle loi réduit les impôts sur le revenu de 992 milliards de dollars en soustrayant 1 100 milliards à Medicaid, le semblant de sécurité sociale des Américains les plus démunis, et en coupant dans diverses autres subventions. Selon le CBO, le nombre de personnes non couvertes par une assurance-santé pourrait augmenter de 23 millions d’ici à 2026. “De 2017 à 2026, la nouvelle loi réduit les impôts sur le revenu de 992 milliards de dollars en soustrayant 1 100 milliards à Medicaid” L’orientation des dépenses publiques fédérales va dans le même sens que la réforme fiscale. Pour l’année prochaine, les propositions de dépenses discrétionnaires comprennent une augmentation des dépenses militaires de 52 milliards de dollars, financées par des coupes sombres dans d’autres lignes budgétaires : 13 milliards de dollars (16 %) en moins pour les services de santé et sociaux ; 12 milliards (29 %) en moins pour le département d’État et l’Agence de développement international ; et 9 milliards (14 %) en moins pour l’éducation. La puissance diplomatique des États-Unis pourrait en sortir dévastée. Autorité brute et réductions d’impôts : voilà les priorités des États-Unis sous M. Trump. Ce sont des priorités républicaines traditionnelles. Lancer ce qui peut être comparé à une guerre économique contre ses propres électeurs peut sembler pervers. Mais il y a une méthode derrière cette folie. Quand disparaîtront les aides dont dépendent les Américains blancs et pauvres, ceux qui ont voté pour M. Trump deviendront encore plus désespérés. Ce qui rendra la situation politique encore plus polarisée. Ce qui est le scénario bien trop rodé du plouto-populisme. Alors, quoi de neuf sous le soleil ? La réponse est : la personnalité de M. Trump. Il mène une guerre permanente contre la réalité, contre les médias et contre ses services secrets. La presse et les organes d’État ont bien résisté. Tout comme l’appareil judiciaire. Mais nous n’en sommes qu’aux premiers mois. Le président est indiscipliné et son administration est chaotique. Sous M. Trump, un outrage terroriste peut provoquer un dérapage dans l’autoritarisme. L’impact de M. Trump sur la conception même de ce qu’est l’Occident est déjà important. L’alliance des pays occidentaux constitue toujours le bloc économique le plus important et le plus riche en termes scientifiques et économiques. Mais ce bloc est en voie de désintégration. Angela Merkel a admis que l’Europe ne peut plus avoir confiance dans les États-Unis. Peut-être était-ce peu sage de le dire, mais elle a certainement raison. M. Trump semble préférer les autocrates aux Européens de l’Ouest. Il est chaleureux envers Recep Tayyip Erdogan en Turquie et Rodrigo Duterte aux Philippines, sans même parler de Vladimir Poutine. Il semble ne pas avoir le moindre intérêt pour la démocratie et les droits humains. Il ne semble pas non plus attaché aux principes d’assistance mutuelle de l’Otan. “M. Trump semble préférer les autocrates aux Européens de l’Ouest. Il est chaleureux envers Recep Tayyip Erdogan en Turquie et Rodrigo Duterte aux Philippines, sans même parler de Vladimir Poutine” Les partisans de la droite “alt-right” (droite alternative) ne voient pas tant le gouffre qui sépare démocraties et despotismes que celui entre les progressistes mondialistes, qu’ils méprisent, et les traditionalistes nationalistes, qu’ils soutiennent. Pour eux, les Européens de l’Ouest sont du mauvais côté : ce sont des ennemis, pas des amis. Au fond de lui-même, M. Trump pourrait être sur la même ligne. Il est entouré de conseillers orthodoxes comme James Mattis, secrétaire à la Défense. Le président ne semble néanmoins pas prendre cela à cœur. L’Occident n’est pas mort, il est moribond. Moribond en tant qu’ensemble de pays partageant les mêmes intérêts et les mêmes valeurs. Maintenant, considérez l’Occident, et surtout les États-Unis, dans le monde. L’essor de la Chine a amoindri son poids politique et économique. L’histoire récente de guerres perdues et de crises financière a laminé la crédibilité de ses dirigeants. L’élection de M. Trump, un homme aussi visiblement dénué des vertus, des compétences, des connaissances et de l’expérience que l’on attend d’un président, a encore plus endommagé l’attractivité du système démocratique. Aujourd’hui, l’Occident semble donc profondément divisé et tout le monde s’interroge sur le rôle futur des États-Unis. Ne serait-il pas plus sage, entend-on déjà, de se rapprocher de la Chine ? M. Trump n’en serait pas vraiment contrarié. Il a volontairement retiré les États-Unis de l’Accord commercial de partenariat transpacifique, qui se voulait un pare-feu contre une suprématie chinoise. Avec lui, les États-Unis semblent abandonner le soft power. Le budget proposé par la Maison-Blanche nous dit la vacuité de ce concept aux yeux de l’administration Trump : les armes comptent, la diplomatie ne compte pas. 

mercredi 5 juillet 2017

Comment j'ai volé en avion de chasse

J'en rêvais, Sony l'a fait. Ah tiens, non : c'est moi qui l'ai fait. Moi qui ai réalisé un vieux rêve : effectuer un vol en avion de chasse. Récit d'une aventure hors du commun. Cela faisait quelques temps déjà que j'attendais ce jour. Et je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir la veille ! Mais le jour tant attendu est enfin arrivé, et c'est avec des papillons dans le ventre que je me suis rendu à l'aéroport, accompagné de ma femme. Nous sommes arrivés un peu avant midi. Ma petite femme avait apporté un pique-nique, mais je n'ai rien avalé. On m'avait conseillé d'avoir le ventre vide au moment du décollage. Nous a vons été reçus par le pilote dans une ambiance détendue. J'ai enfilé un uniforme de vol avant de rejoindre le briefing. Une petite vidéo plus tard (qui présentait les consignes de sécurité), j'ai enfin pris le chemin de l'avion, et le pilote m'a aidé à m'installer et à m'attacher au siège. J'ai l'impression pendant un instant d'être un bébé qu'on installe sur son siège de voiture. Mais alors, un sacré bébé pour un sacré voyage. Quelques minutes plus tard, l'avion est face à la piste et la tour donne son feu vert. Go ! Le départ est une claque. Si vous avez déjà volé en avion... ça n'a rien à voir. Aucun rapport avec un appareil classique. Le boucan est ahurissant, on se croirait dans une fusée. Puis l'avion décolle, et le vacarme des propulseurs se calme. Le vol devient soudain tranquille, plus calme même qu'un vol en avion civil ! Nous volons à basse altitude, ce qui amène de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste au final très peinard. Ce n'est cependant qu'une mise en bouche. Quelques minutes plus tard commence la partie la plus intéressante : la voltige !¨Première chose que je comprends dès le premier break : lorsque le pilote vous dit de contracter, il vaut mieux contracter ! Dès les premières secondes, je sens arriver le voile noir. Je contracte alors mes muscles le plus possible, jusqu'à ce que mon champ de vision redevienne normal. Breaks, boucles, loopings... Le pilote reste en contact avec moi, pour voir si je suis encore conscient. Il me demande à chaque fois si j'en veux plus. Comme un forain qui vous demande si vous en voulez encore. Evidemment, je réponds oui à chaque fois, même si les G sont plutôt violent à supporter. Pas moins de 5G dans certaines figures ! Lorsque je redescends de l'appareil 15 minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir été passé sous un rouleau compresseur. Mais je suis fier de ne pas avoir besoin du sac en papier que me tend le pilote. Voilà une expérience que je ne suis pas près d'oublier ! A lire sur le site de cette expérience de vol en avion de chasse.

mercredi 14 juin 2017

Un navire tueur

 La Marine chinoise a lancé la conception d'un navire équipé de plusieurs centaines de tubes lance-missiles. L'objectif? Augmenter d'un cran la puissance de feu sans investissement excessif dans les porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux. Des experts américains assurent que la Chine serait en train de mettre au point un navire-arsenal bourré d'armes semblables aux vaisseaux militaires conçus par les États-Unis au cours des années 1990. Il s'agira d'un grand bâtiment naval, en l'occurrence un sous-marin, capable de porter plusieurs centaines de missiles. Un tel appareil permettra à la Marine chinoise d'augmenter rapidement sa puissance de feu au lieu d'investir dans un grand nombre de porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux, écrit Popular Machanics. Les États-Unis ont élaboré le concept du « navire-arsenal » au cours des années 1990 pour ces mêmes raisons. Il était prévu de concevoir d'immenses bâtiments avec un nombre minimal d'hommes d'équipage. Si le projet avait vu le jour, un tel navire aurait accueilli à son bord jusqu'à 500 systèmes de lancement vertical de type Mark 41, dont chacun aurait été en mesure de tirer le missile de croisière BGM-109 Tomahawk, le missile antiaérien de type SM ou le missile intercepteur SM-3. Un seul navire de ce type aurait pu tirer des centaines de missiles de croisière en direction de l'ennemi, ce que seuls les porte-avions peuvent faire. Actuellement, la Chine travaille sur deux projets : un navire-arsenal de surface et sur sa version submersible, dont chacun aura un déplacement de près de 20 000 tonnes. À présent, parmi les navires de guerre de cette catégorie, on peut distinguer les destroyers sud-coréens de classe Sejong le Grand qui peuvent accueillir à leur bord jusqu'à 128 lance-missiles. Le « navire-assassin » chinois pourrait en accueillir jusqu'à 300. Le premier bâtiment pourrait équiper la Marine chinoise dès 2020.