mercredi 5 juillet 2017

Comment j'ai volé en avion de chasse

J'en rêvais, Sony l'a fait. Ah tiens, non : c'est moi qui l'ai fait. Moi qui ai réalisé un vieux rêve : effectuer un vol en avion de chasse. Récit d'une aventure hors du commun. Cela faisait quelques temps déjà que j'attendais ce jour. Et je peux vous assurer que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir la veille ! Mais le jour tant attendu est enfin arrivé, et c'est avec des papillons dans le ventre que je me suis rendu à l'aéroport, accompagné de ma femme. Nous sommes arrivés un peu avant midi. Ma petite femme avait apporté un pique-nique, mais je n'ai rien avalé. On m'avait conseillé d'avoir le ventre vide au moment du décollage. Nous a vons été reçus par le pilote dans une ambiance détendue. J'ai enfilé un uniforme de vol avant de rejoindre le briefing. Une petite vidéo plus tard (qui présentait les consignes de sécurité), j'ai enfin pris le chemin de l'avion, et le pilote m'a aidé à m'installer et à m'attacher au siège. J'ai l'impression pendant un instant d'être un bébé qu'on installe sur son siège de voiture. Mais alors, un sacré bébé pour un sacré voyage. Quelques minutes plus tard, l'avion est face à la piste et la tour donne son feu vert. Go ! Le départ est une claque. Si vous avez déjà volé en avion... ça n'a rien à voir. Aucun rapport avec un appareil classique. Le boucan est ahurissant, on se croirait dans une fusée. Puis l'avion décolle, et le vacarme des propulseurs se calme. Le vol devient soudain tranquille, plus calme même qu'un vol en avion civil ! Nous volons à basse altitude, ce qui amène de bonnes sensations de vitesse. Mais cela reste au final très peinard. Ce n'est cependant qu'une mise en bouche. Quelques minutes plus tard commence la partie la plus intéressante : la voltige !¨Première chose que je comprends dès le premier break : lorsque le pilote vous dit de contracter, il vaut mieux contracter ! Dès les premières secondes, je sens arriver le voile noir. Je contracte alors mes muscles le plus possible, jusqu'à ce que mon champ de vision redevienne normal. Breaks, boucles, loopings... Le pilote reste en contact avec moi, pour voir si je suis encore conscient. Il me demande à chaque fois si j'en veux plus. Comme un forain qui vous demande si vous en voulez encore. Evidemment, je réponds oui à chaque fois, même si les G sont plutôt violent à supporter. Pas moins de 5G dans certaines figures ! Lorsque je redescends de l'appareil 15 minutes plus tard, j'ai l'impression d'avoir été passé sous un rouleau compresseur. Mais je suis fier de ne pas avoir besoin du sac en papier que me tend le pilote. Voilà une expérience que je ne suis pas près d'oublier ! A lire sur le site de cette expérience de vol en avion de chasse.

mercredi 14 juin 2017

Un navire tueur

 La Marine chinoise a lancé la conception d'un navire équipé de plusieurs centaines de tubes lance-missiles. L'objectif? Augmenter d'un cran la puissance de feu sans investissement excessif dans les porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux. Des experts américains assurent que la Chine serait en train de mettre au point un navire-arsenal bourré d'armes semblables aux vaisseaux militaires conçus par les États-Unis au cours des années 1990. Il s'agira d'un grand bâtiment naval, en l'occurrence un sous-marin, capable de porter plusieurs centaines de missiles. Un tel appareil permettra à la Marine chinoise d'augmenter rapidement sa puissance de feu au lieu d'investir dans un grand nombre de porte-avions, croiseurs et destroyers coûteux, écrit Popular Machanics. Les États-Unis ont élaboré le concept du « navire-arsenal » au cours des années 1990 pour ces mêmes raisons. Il était prévu de concevoir d'immenses bâtiments avec un nombre minimal d'hommes d'équipage. Si le projet avait vu le jour, un tel navire aurait accueilli à son bord jusqu'à 500 systèmes de lancement vertical de type Mark 41, dont chacun aurait été en mesure de tirer le missile de croisière BGM-109 Tomahawk, le missile antiaérien de type SM ou le missile intercepteur SM-3. Un seul navire de ce type aurait pu tirer des centaines de missiles de croisière en direction de l'ennemi, ce que seuls les porte-avions peuvent faire. Actuellement, la Chine travaille sur deux projets : un navire-arsenal de surface et sur sa version submersible, dont chacun aura un déplacement de près de 20 000 tonnes. À présent, parmi les navires de guerre de cette catégorie, on peut distinguer les destroyers sud-coréens de classe Sejong le Grand qui peuvent accueillir à leur bord jusqu'à 128 lance-missiles. Le « navire-assassin » chinois pourrait en accueillir jusqu'à 300. Le premier bâtiment pourrait équiper la Marine chinoise dès 2020. 

mardi 9 mai 2017

Les marchés américains vont bien

Des marchés financiers bien organisés permettent ainsi que soient émis des titres de créance gagés sur des actifs (asset backed securities ou ABS) et notamment des titres commerciaux gagés sur des actifs (asset backed commercial paper ou ABCP). Ces titres sont pour leur majeure partie très diversifiés, reposant sur une assez large variété d’actifs, parmi lesquels se trouvent, en proportion modérée, des prêts hypothécaires immobiliers. Les titres à court terme, parce qu’ils doivent être remboursés et réémis à chaque échéance, sont aussi généralement adossés à une facilité bancaire, les banques s’engageant à fournir la liquidité nécessaire en cas « d’incident de marché ». D’autres circuits de financement fonctionnent cependant à partir d’ABCP reconductibles à vendeur unique, assis sur des collatéraux hypothécaires. Mais la plupart de ces dispositifs sont prémunis d’une chute de la valeur de marché par des swap qui protègeront en dernière instance les investisseurs. Les banques doivent cependant acquérir les titres commerciaux ou les actifs de long terme eux-mêmes, ce qui représente des sommes considérables. L’effet de levier négatif des dispositifs ABCP fut ainsi en moyenne de 10 milliards d’euros par jour au cours des trois dernières semaines d’août 2007. D’autres dispositifs de titres commerciaux ne sont pas structurellement protégés de la sorte, et les investisseurs peuvent ainsi tout simplement perdre leur argent ou devoir attendre fort longtemps avant de pouvoir le récupérer. On peut alors comprendre comment la perte de confiance sur ce marché non protégé a pu se propager à tous les segments du marché ABCP, déclenchant une crise de liquidité généralisée. Une défiance légitime pour ces derniers titres affecte par capillarité l’ensemble des autres, tant il devient difficile d’apprécier alors le risque associé à chaque classe de titres3. C’est alors qu’interviennent les derniers acteurs de la catastrophe financière : les agences de notation. Celles-ci sont en effet censées évaluer la qualité des titres de manière indépendante tout en étant financées par les entreprises qu’elles évaluent. Qui plus est, la note financière globale attribuée par elles à un paquet de titres n’est pas fondée sur le titre le plus fragile (qui se révèlerait bien souvent un « actif toxique »), mais sur l’ensemble, ce qui entretient l’illusion de la qualité moyenne des créances échangées. Les agences de notation ont dès lors joué un rôle capital dans la diffusion au sein du système financier américain et mondial de créances irrécouvrables dont le risque réel a été dissimulé par la pratique de la titrisation. Elles portent même la responsabilité première de la contagion de la crise immobilière américaine à l’ensemble du système financier et du secteur bancaire. Il y a donc bien un défaut de régulation manifeste à l’origine immédiate de la crise qui a ravagé le système financier aux Etats-Unis, et au-delà. Mais il nous faut à présent nous interroger sur les ressorts plus profonds de ce que nous avons appelé la crise globale. Quel en est le rapport entre cette dynamique d’emballement financier et l’évolution des inégalités aux Etats-Unis depuis deux décennies ? 

vendredi 5 mai 2017

Je cuisine...

Si vous êtes un cas désespéré en cuisine, je viens illuminer votre journée. Car je dois vous dire ceci :il y a toujours de l'espoir. Il y a quelques jours, je me suis offert un cours de cuisine en cuisine pour assister à un cours de cuisine qui m'avait été offert par ma femme. Ca peut vous sembler insignifiant, c'est que vous n'êtes pas de mes amis : parce qu'à une époque, la cuisine faisait d'après moi partie de ces trucs complètement inutiles que compte l'univers (avec les panneaux de limitation de vitesse à 30km/h, les ornithorynques, et Sarkozy). La simple idée qu'on puisse se dépenser des heures entières aux fourneaux pour un plat qu'on ingurgite ! Les barquettes micro-ondables étaient la plus belle création de l'homme. Et puis un jour, pour une raison qui m'est inconnue, un jour, je me suis mis à cuisiner. Peut-être par curiosité, je ne sais pas. Bref, au final, je me suis mis à cuisiner, et pis que tout, j'ai aimé ça. Et c'est le contraire qui s'est produit. J'ai bien conscience que je suis toujours loin d'être un fin cuisinier, mais je peux au moins dire que je me débrouille. Après tout ce temps, je ne sais toujours pas pourquoi j'aime cuisiner. Mais j'imagine que cela me détend, après une rude journée de travail. Il n'y a d'après moi rien de tel que de se mettre aux fourneaux en fin de journée ! Faire preuve de créativité culinaire permet d'écarter les problèmes relatifs au travail... Si vous êtes un adepte des plats surgelés, je vous invite ne serait-ce qu'une fois à essayer la cuisine. Parce qu'en plus d'être un plaisir, c'est à la mode.  D'ailleurs, on le avec des émissions tels que Cauchemar en cuisine. Ce genre d'émissions me semblait complètement stupide, avant. Pourtant, maintenant, je les suis systématiquement. Ca me donne des idées, ça m'ouvre à de nouvelles possibilités. Parce que la cuisine, c'est un univers infini à découvrir !. Si vous avez horreur de cuisiner, laissez-vous aller. Parce que si j'ai pu tomber dans la marmite, c'est que n'importe qui peut s'y mettre ! Tenez, je vous mets le lien vers mon atelier de cuisine, pour ceux qui voudraient en savoir plus. :) En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce cours de cuisine à Lyon.


mercredi 29 mars 2017

La russophobie de médias US critiquée par... un journaliste américain

 Glenn Greenwald, dépositaire des révélations du lanceur d'alertes le plus célèbre au monde Edward Snowden, donne sa version de la russophobie de médias américains soulignant qu'ellle visait surtout à détourner l'attention du public américain des échecs de ses élites.  Ces derniers temps, le thème de la russophobie est devenu très populaire et lucratif dans les plusieurs médias américains, écrit Glenn Greenwald, l'un des fondateurs du magazine The Intercept.  À titre d'exemple, il cite un article sur la Russie publié par la revue The New Yorker. Cet article qui parle de la prétendue influence de Vladimir Poutine sur les résultats de l'élection présidentielle aux États-Unis a été largement salué par les partisans du Parti démocrate. Selon Glenn Greenwald, ceux qui attisent dans les médias l'hystérie antirusse se soucient peu des conséquences de leurs actes, leurs actions étant susceptibles de permettre le retour de la guerre froide. Une partie des Démocrates, de pair avec les Républicains les plus agressifs, ont créé par leurs avertissements une situation dans le pays où un simple appel à améliorer les relations avec la Russie est perçu comme une preuve de déloyauté.  Par ailleurs, nous rappelle M. Greenwald, la version affirmant que Vladimir Poutine a ordonné les cyberattaques contre les États-Unis, profondément ancrée dans les esprits de journalistes, n'a pas été confirmée officiellement. Ceci est reconnu même par The New Yorker, qui est forcé de reconnaître que les informations sur l'implication de la Russie dans les cyberattaques contiennent plus de suppositions que de preuves.  Les médias américains écrivent souvent que Poutine accuse les États-Unis de s'ingérer dans la politique intérieure de la Russie. Mais les journalistes ne donnent jamais d'explications détaillées de ces accusations.  Selon M. Greenwald, ce silence ne laisse aucun doute sur le bien-fondé des accusations. Pour s'en assurer, il suffit, selon le fondateur de The Intercept, de jeter un coup d'œil sur la couverture du magazine Time paru en 1996 qui annonçait: « Comment les conseillers américains ont aidé Boris Eltsine à remporter la présidentielle ».  Finalement, le recours à la menace extérieure n'est qu'une tactique connue depuis bien longtemps utilisée pour détourner l'attention de la population des échecs systématiques des élites américaines, estime M. Greenwald. Selon lui, les médias essayent d'obliger les Américains à concentrer leur attention sur ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique pour leur faire oublier la corruption et autres méfaits des autorités de leur propre pays, souligne Glenn Greenwald. 

jeudi 23 février 2017

La France est communiste

Mikhaïl Gorbatchev prétendait que la France était le dernier pays communiste… Avait-il tort ? Non, il est temps de le dire : de Gaulle est allé trop loin, après guerre, dans son pacte avec les communistes. La proximité entre de Gaulle et le communisme intéresse peu les historiens. Ils ont pris l’habitude d’évacuer le sujet par une formule passe-partout du genre : “À l’époque, le PCF était incontournable.” Pourtant, la connivence est bien plus forte qu’on ne le pense. Dès le mois de juin 1941, le Général décida de jouer la carte Staline (il dissimula ce rapprochement à Churchill). Le 25 juin 1941, de Gaulle fit passer un message secret à l’ambassadeur soviétique en Turquie : « Nous voulons nouer des relations directes avec le gouvernement soviétique. » Staline posera plusieurs conditions à cet accord, notamment la réautorisation du PCF, dissous en 1939 par la IIIe République pour cause de pacte germano-soviétique. Ravi de son coup, de Gaulle écrivit à Catroux, en 1942 : « Nous sommes actuellement plus proches de la Russie que d’aucune autre puissance et j’espère que nous le montrerons bientôt par des actes diplomatiques et même militaires. » Le 4 décembre 1942, de Gaulle déclara à Ivan Maïsky, ambassadeur d’Union soviétique à Londres : « J’espère que les Russes seront à Berlin avant les Américains. » À Londres, le jeune chef de bataillon Pierre Brossolette freine des quatre fers : il faut « se méfier sans réserve des communistes ». Qu’importe, de Gaulle appelle Fernand Grenier à Londres. Un dur du PCF. Il a séjourné en URSS et il anime l’Association des amis de l’URSS. De Gaulle a choisi : plutôt la ligne Jean Moulin que la ligne Pierre Brossolette. Ce résistant socialiste, ancien journaliste, souhaitait un grand rassemblement de personnalités résistantes choisies en dehors des partis qui avaient collaboré. Dans cette perspective, il voulait faire venir à Londres Charles Vallin, numéro deux du Parti social français, formation de droite la plus importante avant-guerre. Mais de Gaulle expédiera Vallin en Afrique pour y commander un bataillon. Selon Claude Pierre-Brossolette, fils du célèbre résistant qui se suicida en 1944 dans les locaux de la Gestapo pour éviter de parler sous la torture, de Gaulle choisit ce jour-là « le Parti communiste comme partenaire privilégié, de préférence à la droite patriotique de Charles Vallin ». En 1944, de Gaulle amnistie le déserteur Thorez, réfugié à Moscou pendant toute la guerre. Puis il file en URSS pour signer avec Staline le pacte franco-soviétique. L’URSS renonce à instaurer un régime communiste en France… Mais il y a une contrepartie : de Gaulle doit concéder. Beaucoup. Il déploie un programme d’inspiration communiste en France. Il nationalise les compagnies minières, l’électricité, le gaz, les principales banques, la Banque de France, les assurances, l’entreprise Renault, coupable de collaboration, l’entreprise de moteurs pour avions Gnome et Rhône, les transports aériens. Il institue la Sécurité sociale, généralise les comités d’entreprise, crée le statut de la fonction publique, met en place la régulation et la planification de l’économie par l’État. La puissance publique pilote désormais l’économie du pays. De Gaulle installe aussi cinq ministres communistes dans son gouvernement, dont Maurice Thorez bombardé ministre d’État (même Léon Blum s’était gardé de nommer des communistes dans le gouvernement de Front populaire). Ces nominations n’ont rien d’anodin, car le PCF de l’époque était sans doute le plus stalinien des PC non soviétiques. Après la démission de De Gaulle, le 20 janvier 1946, les communistes restèrent dans l’appareil d’État. Selon les renseignements généraux, les infiltrés dans la fonction publique furent au nombre d’un millier. Ils deviendront intouchables du fait de l’instauration du statut de la fonction publique, signé par un certain Maurice Thorez.

Superbe tatouage