vendredi 10 mai 2019

Top sensations de voltige

Dimanche dernier, par une froide journée. Le soleil n'était pas encore levé que toute ma famille se préparait au départ. Depuis le temps que j'attendais ce jour, il était hors de question que nous soyons en retard. Car ce jour-là était spécial : dans quelques heures, j'allais effectuer un baptême de voltige aérienne ! J'ai donc poussé mes enfants à s'activer (c'est eux qui voulaient m'accompagner, après tout), puis, une fois prêts, nous nous sommes tous rendus en voiture à l'aéroclub de Dijon. Sur place, j’ai rencontré l'équipe, et notamment Serge, qui allait me faire découvrir les joies du vol acrobatique. Deux autres clients étaient présents ce matin-là pour la même raison. Eux aussi étaient venus accompagnés de leur famille ; pour un peu, on se serait cru dans une camp de scouts, tellement il y avait d'enfants ! Nous avons tous pris place sur des sièges, et Serge nous a présenté à tous le déroulé de la matinée. Le programme semblait chargé, et il n'y avait donc pas de temps à perdre. Nous avons tiré au sort l'ordre dans lequel nous allions passer : j’étais le deuxième quidam à passer, ce qui m'arrangeait plutôt. Cela m'a permis de voir le premier passager embarquer avant moi, puis d'assister aux manoeuvres de l'appareil. Je me souviendrai toujours de cet instant. En voyant comment l'appareil se retourne dans tous les sens, mon aîné me lance un regard sidéré. Je ne sais pas s'il est sidéré par les acrobaties ou par l'idée que je sois le prochain ! Mais bon, pas le temps de trop penser, puisque je dois déjà aller enfiler mon uniforme de vol. Tout juste à temps, d'ailleurs. J'ai à peine le temps de me préparer que l'avion revient et libère son passager. Celui-ci semble un peu plus pâle qu'avant le vol : est-ce normal, docteur ? :) Plus moyen de tergiverser, le pilote m'attend. Je rejoins l'appareil en essayant de ne pas trop penser à l'air malade qu'avait le passager qui m'a précédé. Une fois à l'intérieur, Serge me répète une dernière fois les consignes à respcter. Puis je salue la famille quand notre appareil s'en va vers l'extrémité de la piste. Une minute plus tard, on a décollé et Serge m'informe qu'on va attaquer les premières figures. Et là, je dois dire que les sensations sont inimaginables ! Bien plus fortes que tout ce que j'avais pu imaginer ! J'ai eu droit à tout ce qui se fait, je pense, au cours de cette phase de voltige : vrilles, chandelle, looping... La totale ! Après 15 minutes de voltige, nous avons regagné la base, et je suis sorti légèrement haletant de l'appareil. Je venais à peine de retrouver le plancher des vaches que j'avais déjà envie de recommencer ! Voilà le site où j'ai trouvé cette séance de voltige, pour ceux qui sont comme moi en manque d'adrénaline ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette activité de ce vol en avion de voltige à Dijon.

lundi 6 mai 2019

Septembre 1812

Le 15 septembre 1812, de nombreux foyers d'incendie éclatent à Moscou, prenant au dépourvu la Grande Armée de Napoléon 1er.  Terre brûlée Napoléon 1er avait franchi le Niemen avec ses troupes le 24 juin 1812, envahissant la Russie sans déclaration de guerre préalable. Le 14 septembre, au terme d'une marche éprouvante, la Grande Armée entre enfin à Moscou. C'est pour s'apercevoir que la ville a été, la veille, désertée par tous ses habitants.  Sur ordre du comte Fédor Rostopchine, gouverneur général de la ville (et père de la future comtesse de Ségur, auteur des Malheurs de Sophie), les Moscovites ont été chassés vers les forêts des alentours... et les pompes à eau évacuées au loin.  Les soldats de Napoléon commencent à se livrer à des pillages mais dès le lendemain de leur entrée dans la ville, ils doivent faire face à des incendies multiples, allumés ça et là par des repris de justice russes. Ces derniers avaient été extraits des prisons par le gouverneur avec mission d'incendier un certain nombre d'édifices en échange de leur liberté.  Très vite, la ville, construite pour l'essentiel en bois, est en flammes. Sur un total de 9500 édifices, 7000 brûlent en tout ou partie. Le pouvoir tsariste se garde d'assumer la responsabilité du désastre. Il l'attribue publiquement aux soldats ennemis et attise contre eux la haine de la population.  Napoléon 1er s'entête néanmoins à attendre sur place, pendant un mois entier, une réponse du tsar Alexandre 1er à ses offres de négociations. Celles-ci ne venant pas, il doit se résigner à battre en retraite en dépit de l'hiver précoce... et sans avoir pris la précaution d'y préparer ses soldats.  Le 20 septembre, avant de partir, il fait part de son intention d'achever la destruction de la ville. Suivant ses ordres, le maréchal Mortier fait sauter les tours du Kremlin, depuis lors reconstruites à l'identique.  Comme le maréchal Koutouzov bloque avec ses troupes la route du sud-ouest, l'empereur est contraint de revenir par le même chemin qu'à l'aller, bien que celui-ci eût été déjà dévasté par les troupes russes et que le terrible hiver russe fasse déjà sentir ses morsures. C'est le début d'une nouvelle anabase.