Mardi dernier, 10 h. En cette belle matinée, le pilote (Matt) et moi nous dirigeons vers le Cessna 152 qui attend patiemment sur sa place de parking, à côté du hangar de l'aéroclub. Nous sommes à Courtrai. J'ai une boule au ventre qui grossits de minute en minute. D'ici un court instant, je vais accomplir mon premier vol d'initiation au pilotage d'avion. Nous effectuons le tour de l'avion et vérifions son état, puis vient le moment de monter à bord. A l’intérieur, la myriade de boutons et cadrans du tableau de bord semble difficile à prendre en main. Le pilote doit avoir lu dans mon esprit, car il apaise aussitôt mes craintes : toutes ces commandes ne me seront pas utiles pour le vol qui nous attend. J'allume le casque-micro, ajuste ma ceinture, puis Matt contacte la tour qui nous donne bientôt l'autorisation de partir. Matt m'informe que je vais aussi me charger du décollage. Il conservera ses mains sur le manche pour m'accompagner, mais interviendra seulement en cas de problème. Je mets finalement plein gaz, l'appareil accélère et je ramène progressivement le manche vers moi. Je sens les roues quitter le sol et nous laissons bientôt derrière nous la terre ferme. C'est la phase la plus marquante, celle où la vitesse est la plus présente (avec l'atterrissage, évidemment). Nous allons prestement en altitude et Matt croise les bras. Je suis seul aux commandes. Je fais quelques essais de changements de trajectoire. Je suis saisi par l'aisance avec laquelle l'appareil se pilote. La sensation d'être aux commandes est tout simplement excellente. L'appareil culmine à 600 mètres d'altitude et la vision est dégagée. Mais je suis tellement absorbé par le pilotage que je ne prends pas le temps d'admirer le spectacle.
Soudainement, mon co-pilote me signale que le temps est venu de revenir au bercail. J'étais si absorbé que je n'ai pas senti les trente minutes passer ! Dernier coup de stress lors de l'atterrissage, quand l'avion descend à 160 km/h vers le sol. Mias l'appareil est de retour à sa place un instant plus tard.
Cette activité m'a tellement plu que je pense récidiver sous peu. Et, pourquoi pas, aller plus loin. Matt m'a dit qu'on peut passer son PPL avant même d'être en âge pour le permis de conduire... Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du blog sur ce de baptême en avion à Calais qui est très bien fait sur ce thème.
mercredi 7 mars 2018
mardi 6 mars 2018
Les Trains Express Régionaux : les limites d’une régionalisation réussie
Les TER transportent 300 millions de voyageurs par an pour un trafic total de 13 milliards de voyageurs.km. On trouve dans le TER des services de nature très différente : - Les régions du bassin parisien organisent des trains vers Paris qui pour certains s’apparentent à des trains de banlieue et connaissent les flux massifs des migrations alternantes ; - Dans les plus grandes métropoles le TER assure des dessertes qui atteignent des volumes importants et emploie des matériels capacitaires à deux niveaux ; - Le TER a également un rôle de liaison entre villes, sur des distances de 50 à 300 km, avec des flux moins importants ; - Enfin le TER assure des dessertes en zone peu dense, sur les « petites lignes » du réseau ferré national ; il s’agit alors de services peu fréquents et peu fréquentés. Grâce aux financements des autorités organisatrices régionales, l’offre TER a progressé de plus de 25% depuis 1997, et le trafic a crû de plus de 50%. La régionalisation peut donc être considérée comme un succès. Mais les charges d’exploitation environ 4 milliards d’euros, sont couvertes par 3 milliards de subventions des régions et seulement 1 milliard d’euros de recettes commerciales. - En 2013, les Régions ont consacré, en moyenne 23% de leur budget total (fonctionnement et investissement) aux transports, dont 16% pour le TER ; - Les coûts ont augmenté plus vite que le trafic voyageur, notamment en raison de la dérive des coûts salariaux, qui représentent près de 60% des coûts totaux ; - Depuis 2012, le trafic est orienté à la baisse (-4,4% en 3 ans) ; - La contribution des autorités organisatrices, a augmenté de 110% depuis 2002. La contrainte budgétaire croissante qui pèse sur les régions les ont conduites, dans ce contexte, à réduire l’offre.
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