jeudi 29 septembre 2016
Moins de lait pour lutter contre le réchauffement climatique
Renoncer aux produits laitiers en faveur de leurs analogues végétaux permettrait de faire un pas vers la résolution des problèmes climatiques.
Afin de réduire l'influence négative de l'homme sur le climat d'ici 2050, objectif fixé par l'Union européenne, il est nécessaire non seulement d'améliorer la performance de la machinerie agricole, mais aussi de réduire la consommation de viande de bœuf, de lait et de fromage, annonce l'Ecole polytechnique Chalmers, grande école d'ingénieurs à Göteborg en Suède.
L'année dernière, à l'occasion de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), les experts ont indiqué que l'élevage produisait environ 15% du volume total du dioxyde de carbone rejeté dans l'atmosphère.
"La Suède enregistre le niveau de consommation de fromage et d'autres produits laitier le plus élevé dans le monde, ce qui a une influence sur le climat deux fois plus importante que la consommation de porc et de viande de poulet ", explique un des auteurs de l'étude Stephan Virsenius.
Selon les experts, lors de la production de porc et de viande de poulet, l'émission de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère atteint 10-30 kg par kilogramme de protéine obtenue, alors que lors de la production de viande de bœuf ce taux constitue 200 par kilogramme.
"De ce fait, nous pouvons continuer à manger du poulet et du porc en grandes quantités à condition qu'en même temps nous réduisions la consommation de la viande de bœuf", explique le scientifique.
D'après lui, renoncer aux produits laitiers en faveur de leurs analogues végétaux permettrait de réduire considérablement notre influence sur le climat.
Selon les auteurs de l'étude, l'industrie agroalimentaire produit quotidiennement environ 25% des rejets ayant des effets négatifs sur le climat. Afin d'atteindre les objectifs fixés par l'UE et affaiblir l'influence de l'homme sur le climat, ce chiffre devrait être réduit de trois quarts d'ici 2050.
Cet objectif est atteignable, estiment les experts, ajoutant qu'en améliorant la performance de la production agroalimentaire, en réduisant la consommation de produits laitiers et de viande de bœuf, il est possible de réduire de moitié les émissions dans l'atmosphère.
Nucléaire en Polynésie: le temps de l'excuse
Vingt après le dernier essai nucléaire français dans le Pacifique, François Hollande est en visite en Polynésie, où une partie de la population attend des excuses et des réparations pour les 193 essais nucléaires réalisés entre 1966 et 1996.
C’est l’étape la plus "sensible" du périple présidentiel dans le Pacifique. Après Wallis et Futuna, le président Hollande est arrivé, lundi 22 février, en Polynésie française, où un vieux serpent de mer l’attend : la "dette nucléaire". Depuis 30 ans, les populations civiles des atolls de Mururoa et Fangataufa attendent des excuses et des indemnisations de l’État pour les 193 essais nucléaires français réalisés dans la zone entre 1966 et 1996.
Un épisode traumatisant pour l'archipel du Pacifique : au total, 46 essais ont eu lieu dans l’atmosphère, c’est-à-dire en plein air, et 147 dans des puits souterrains. Avec des conséquences parfois désastreuses sur les populations locales.
Mais les indemnisations tardent à arriver en Polynésie. Depuis la loi Morin, votée en 2010, seules une vingtaine de demandes ont abouti sur un millier de dossiers déposés. "Il y a eu exactement 19 dossiers traités depuis 2010, 14 concernent des dossiers de militaires, et cinq de Polynésiens", explique Bruno Barrillot, chercheur à l’Observatoire des armements, et ancien délégué aux conséquences des essais nucléaires pour le gouvernement.
"Cette commission chargée de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires fonctionne assez mal", déplore le chercheur. "Par exemple, sur les cinq dossiers de Polynésiens qui ont reçu une indemnisation, seule une victime habitait à Mururoa, les quatre autres résidaient à des centaines de kilomètres de l'épicentre des essais. Pourquoi ces dossiers ont-ils été acceptés quand tant d'autres sont rejetés ?"
"Et surtout, continue Bruno Barrillot, en vertu de l'article 4 de la loi Morin, cette commission a le pouvoir de rejeter un dossier si le risque encouru par la personne exposée est jugé 'négligeable'. Tout cela est assez arbitraire."
Les Polynésiens estiment qu’environ 2 000 personnes résidaient dans le secteur défini par la loi Morin au moment des essais nucléaires. Pourquoi alors "seuls" 1 000 dossiers ont été déposés ? "Parce que les démarches sont assez compliquées, parce qu’il faut venir à Papeete (à Tahiti) pour déposer son dossier et surtout, parce qu’il faut rassembler énormément de papiers. Or, les Polynésiens font partie d’une civilisation de tradition orale…", explique encore Bruno Barrillot. Selon l’expert, près de 540 nouveaux cas de cancers sont détectés chaque année parmi les 270 000 Polynésiens, un chiffre qu'il qualifie d'"alarmant".
Pendant le voyage officiel de François Hollande, la population polynésienne attend également un geste du président concernant la "dette nucléaire", surnommée aussi le "milliard Chirac", une dotation annuelle de 150 millions d’euros (un milliard de francs à l’époque) qui vise à compenser la perte d'activité économique engendrée par les essais, et dont le montant n’a cessé d’être revu à la baisse.
Selon Le Monde, ce versement en question s’élève, en 2016, à 84 millions d’euros sur un total de 830 millions d’euros que l’État dépense, chaque année, au titre de l’appui au territoire et aux communes. "Ma parole sera la plus attendue, […] sur les réparations, [sur] les indemnisations liées aux essais nucléaires", a confirmé François Hollande lors de son déplacement dans le Pacifique. "Les Polynésiens veulent un geste fort, ils veulent que cette dotation soit pérennisée avec un montant fixe", précise de son côté Bruno Barrillot.
Le chercheur de l’Observatoire des armements, qui ignore si le président français honorera toutes ces requêtes, estime que François Hollande aura en tous cas marqué des points en déposant, lundi, une gerbe de fleurs sur la tombe du député polynésien Pouvanaa a Oopa (1895-1977). Ce dernier, défenseur du droit des autochtones, a été condamné pour avoir incendié la ville de Papeete en 1959, et transféré en métropole. "Se recueillir devant sa stèle est en tous cas, un geste fort, très fort pour la population", conclut Bruno Barrillot.
vendredi 16 septembre 2016
Un lieu loin de l'agitation du monde
J'ai parfois l'impression que je passe ma vie à voyager. Et il est vrai que je passe beaucoup de temps dans les transports. Jusqu'ici, je passais ces heures creuses à travailler, regarder des films ou écouter de la musique. Mais j'ai décidé de l'employer à quelque chose de plus actif. Vous l'aurez sans doute deviné : en nourrissant un blog !
Si j'y parlerai évidemment de moi (au moins un peu), je pense que j'y parlerai surtout de l'actualité et de notre monde. Je suis tout simplement né trop tôt pour être tombé dans la marmite de l'egotisme et des réseaux sociaux, où les gens croient leur vie suffisamment intéressante pour :
- poster des photos de l'assiette qu'ils s'apprêtent à manger
- poster des photos où ils cachent à moitié le monument devant lequel ils posent
- avoir des bouches en cul de canard sur la moitié de leurs photos (et un filtre leur donnant des oreilles de chat sur l'autre moitié)
Bref, vous l'aurez compris : je vomis les réseaux sociaux. D'où l'espace de ce blog, où il est encore possible de s'entendre penser. Je ne sais pas encore à quelle fréquence je posterai (cela dépendra beaucoup de la quantité de travail à abattre), mais je promets de revenir souvent, et ce d'autant plus souvent qu'il y a beaucoup à dire sur l'actualité. Alors, faites de même...;-)
Inscription à :
Commentaires (Atom)