vendredi 20 juillet 2018
L'art photo de Glasgow
Au fur et à mesure que le démantèlement briques par briques du bâtiment Mackintosh classé Grade A de la Glasgow School of Art progresse lentement à la suite de l'incendie dévastateur du 15 juin, l'étendue du travail à venir devient de plus en plus claire. Une grande partie de l'objectif initial de l'incident a été naturellement sur le bâtiment lui-même et son importance architecturale et culturelle pour la ville. Pourtant, à mesure que le temps passe et que le cordon de sécurité qui l'entoure reste en place, l'impact immédiat et quotidien de la région de Garnethill à Glasgow devient de plus en plus préoccupant. Les résidents locaux restent bloqués hors de leurs maisons et de nombreuses entreprises situées à proximité de la rue Sauchiehall, où se trouve le lieu de concert du 02 ABC, sont fermées en raison des craintes de chute de maçonnerie de l'école d'art conçue par Charles Rennie Mackintosh. Le travail de sécurisation de la structure avant le début de la reconstruction devrait se poursuivre tout au long du mois de juillet et jusqu'en août - une gâchis de temps par rapport à la tâche gigantesque de reconstruction à venir, mais une éternité pour beaucoup de ces petites entreprises touchées. Longtemps aussi, pour un autre bâtiment classé Grade A, vitale pour la vie culturelle de la ville qui occupe le bloc suivant à l'ouest de Glasgow School of Art. Le Centre pour les Arts Contemporains (CCA), basé dans les chambres Greciennes d'Alexander 'Greek' conçues par Thomson (achevées en 1865), a été fermé au public et au personnel depuis la nuit de l'incendie - la même nuit que la vue privée pour son exposition principale actuelle, «Le Parlement écossais-européen» par l'artiste néerlandais Jonas Staal. Coincé dans un état fantomatique de limbes, le spectacle ne peut être ni visualisé ni désinstallé. Au lieu de cela, comme le reste de ce lieu polyvalent avec son petit cinéma, son théâtre, ses espaces de résidence, ses salles de réunion, son café, son bar, son livre et sa boutique de design, il se couvre de semaines et de mois. En l'absence de date de réouverture convenue (au début de septembre au plus tôt) et environ 127 employés - 45 de la CCA seulement - déplacés des 18 organisations basées dans le bâtiment, ce sont des moments inquiétants pour le lieu. Cependant, le réalisateur Francis McKee tient à écarter toute discussion sur une crise. «La crise n'est pas un mot utile, c'est un mot très dramatique et hystérique», dit-il en buvant un café dans son «bureau» temporaire - un coin du café Tinderbox à Charing Cross, à quelques pas du bâtiment du CCA. «Tout dépend de la façon dont nous allons remettre en marche - nous devons commencer à faire des plans maintenant pour quand nous y retournons, pour la façon dont nous servons les gens que nous ne sommes pas en mesure de donner un espace pour le moment. Pour plus d'informations, allez sur le site de ce studio photo à Lille.
mercredi 18 juillet 2018
La logistique et l'espace
En tant que levier de la compétitivité nationale et qu’activité labour intensive, le système logistique joue ainsi un rôle macroéconomique majeur. Puisqu’il repose sur un système d’interactions spatiales et temporelles, ce système n’est toutefois pas neutre face à l’espace, mais participe à sa structuration. Cette structuration s’opère à la fois par les flux de marchandises qu’implique l’activité logistique et qui doivent cohabiter avec les autres flux d’un espace, mais également par les bâtiments, équipements et infrastructures qui la soutiennent et qui s’inscrivent à long terme dans des espaces. Ainsi, l’organisation spatiale des supply chains, déterminant de la performance des systèmes productifs, est également un élément du développement durable et de l’organisation des territoires. Ces éléments expliquent pourquoi l’activité logistique intéresse directement les territoires, et surtout les acteurs publics qui les administrent. L’activité logistique, bien qu’essentielle au fonctionnement des systèmes productifs, peut également être génératrice de nuisances, en particulier à l’échelle des territoires. D’abord, les infrastructures n’étant pas extensibles, les flux que ces activités impliquent peuvent contraindre les flux générés par d’autres activités humaines, entraînant ainsi de la congestion ; les véhicules qui sont à l’origine de ces flux sont également consommateurs d’énergie et peuvent être à l’origine de divers types de pollution. Ensuite, les bâtiments, les équipements et les infrastructures qui permettent au système logistique de fonctionner s’inscrivent localement et sont fortement consommateurs d’espace, ce qui est à l’origine de risques de conflits d’occupation des sols entre différents usages, et peut participer au mitage territorial. Dans ces conditions, les pouvoirs publics, notamment locaux, font face à une double exigence qui peut s’avérer contradictoire : attirer des activités logistiques afin de permettre l’amélioration de la performance des systèmes productifs mais surtout la création de nombreux emplois, mais également en assurer la régulation afin d’en limiter les nuisances associées. Pour mener à bien ce double objectif, les acteurs publics mobilisent un certain nombre d’instruments, allant des outils réglementaires aux outils d’aménagement.
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